
À Kaolack, Souleymane Dia appelle à renforcer la prévention et l’accompagnement des communautés touchées par la lèpre, sur fond de problème foncier.
« Il faut renforcer les actions de prévention et d’accompagnement » : c’est l’appel lancé par Souleymane Dia à Kaolack, mercredi 2 août 2026, en faveur des communautés affectées par la lèpre.
La région de Kaolack a enregistré 42 nouveaux cas de lèpre parmi environ 285 recensés chaque année au Sénégal. La présence de la maladie chez les enfants reste préoccupante. Face à cette situation, le dépistage précoce et l’accompagnement social doivent aller de pair. À Bambey, la Direction générale de l’Action sociale a ainsi organisé une session de renforcement de capacités destinée aux travailleurs sociaux, appelés à intervenir en première ligne pour favoriser l’éradication de la maladie et l’inclusion des personnes concernées.
Le directeur de la Promotion et de la Protection des groupes vulnérables s’exprimait, selon pressafrik, lors d’un atelier consacré au Programme de résilience des communautés affectées par la lèpre. Kaolack fait partie des quatre régions sénégalaises les plus touchées. Doté de 7,216 milliards de francs CFA, le PRCAL couvre les neuf anciens villages de reclassement social du pays et doit soutenir leur développement inclusif après l’abrogation de la loi n°76-03 du 25 mars 1976, remplacée par la loi n°2023-04 du 13 juin 2023. Cette réforme renforce le rôle des acteurs sociaux et des collectivités dans la sortie de l’exclusion institutionnelle.
À Koutal Malick Ndiaye, dans la commune de Ndiaffate, la situation foncière complique les perspectives des habitants. Souleymane Dia a indiqué que près de 1 500 personnes ne disposent que de neuf hectares. Il a demandé l’attribution de nouvelles terres pour permettre la mise en place d’une ferme communautaire et d’activités génératrices de revenus.
La maire de Ndiaffate, Aïssatou Ndiaye, a pour sa part réclamé le règlement du conflit foncier et le renforcement du dépistage. Elle propose un contrôle annuel ainsi qu’une formation des élus et des agents locaux pour identifier les signes de la maladie et orienter rapidement les personnes suspectes vers les structures sanitaires. Ces besoins de formation prolongent le travail engagé auprès des travailleurs sociaux, dans un contexte où la prévention sanitaire et l’inclusion sociale constituent désormais les deux leviers de la résilience des communautés affectées.