
Ce 1er septembre, pour sa Déclaration de politique générale, le chef du gouvernement fera face aux députés, dont il vient de faire déclarer irrecevable la proposition de loi encadrant les fonds spéciaux. Va-t-il se jeter dans la gueule du loup et essuyer une motion de censure ? Rien n’est moins sûr, au vu du gain politique peu important. Les semaines et mois à venir seront ceux des manœuvres selon les azimuts. Et sur ce terrain, Ousmane Sonko semble bien tenir la corde, sous l’œil vigilant des populations.
Le jeu de yo-yo entre exécutif et législatif, sous l’arbitrage du Conseil constitutionnel, se poursuit de plus belle. Avec, en dernier lieu, la décision n°7/C/2026 des Sept Sages déclarant irrecevable la proposition de loi encadrant les crédits spéciaux. Une décision qui ne surprend guère, puisque les motivations d’un rejet étaient déjà étalées sur la place publique par nombre de sachants, repris successivement par le chef du gouvernement, qui disait que cela empiétait sur le domaine du règlement qui est propre à l’exécutif.
En résumé, le Conseil constitutionnel n’a pas dit autre chose. Mais, au-delà du juridisme qui, du reste, va certainement jouer les prolongations, c’est dans la bataille politique que les points les plus importants seront marqués. Et sur ce terrain, Ousmane Sonko semble bien tenir la corde, sous l’œil vigilant des populations.
Nouvelle victoire du camp du président Bassirou Diomaye Faye : la décision n°7/C/2026 du Conseil constitutionnel a déclaré irrecevable la proposition de loi initiée par Guy Marius Sagna portant sur le régime des fonds spéciaux. Mais victoire à la Pyrrhus, puisque le gain politique de ce rejet est engrangé aussitôt par le Pastef qui, dans un communiqué, a dénoncé le reniement de ses engagements de…
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