
L'affaire Willy Mengue, Laure Noutchang et Mbella contre le MRC n'a pas été appelée le 1er septembre. Le dossier était "introuvable" à l'audience. Renvoi au 8 septembre 2026.
L'audience programmée ce 1er septembre 2026 devant le Tribunal de Première Instance de Yaoundé-Ekounou n'a pas eu lieu. Le dossier était "introuvable" à l'audience, mais retrouvé au greffe après celle-ci. Nouvelle date : le 8 septembre 2026.
Aucun des plaignants ni de leurs avocats n'était présent. L'équipe du MRC, elle, était bien sur place. Un épisode de plus dans un feuilleton judiciaire qui s'éternise.
L'affaire opposant Willy Mengue, Laure Noutchang et Sébastien Mbala Wouria II au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) devait être appelée ce 1er septembre 2026 devant le Tribunal de Première Instance de Yaoundé-Ekounou.
Elle ne l'a pas été.
Aucun des plaignants ni de leurs avocats n'était présent à l'audience. En revanche, l'équipe du MRC, elle, avait fait le déplacement. Une présence qui contraste avec l'absence des demandeurs, déjà observée lors des précédentes audiences.
Selon Me Meli, avocat du MRC, le dossier était "introuvable à l'audience, mais retrouvé au greffe après celle-ci". Une situation pour le moins inhabituelle, qui a conduit le président du Tribunal à fixer, en son cabinet, une nouvelle date : le 8 septembre 2026.
Les réquisitions du ministère public, qui devaient être entendues, sont toujours attendues.
La procédure a été engagée par trois militants du MRC Willy Mengue, Laure Noutchang et Sébastien Mbala Wouria II qui contestent devant le Tribunal de première instance d'Ekounou la légalité du retour de Maurice Kamto à la tête du parti. Ils estiment que sa réintégration en décembre 2025, après sa démission de juin 2025 pour rejoindre le Manidem, n'a pas respecté les statuts du parti.
Ils réclament la désignation d'un mandataire judiciaire provisoire et cherchent à empêcher Maurice Kamto de s'exprimer au nom du MRC.
De son côté, le parti a riposté sur le plan disciplinaire. Le Comité national de médiation et d'arbitrage (CNMA) du MRC a prononcé, le 29 juin 2026, l'exclusion définitive de Willy Mengue pour trahison, indiscipline et manque de loyauté envers la direction. Une sanction approuvée par le directoire le lendemain, mais rendue publique seulement le 8 juillet, à la veille de l'audience du 9 juillet.
Willy Mengue affirme avoir appris son exclusion sur les réseaux sociaux et dénonce des procédés selon lui contestables en justice.
Lors de l'audience du 9 juillet, seul Willy Mengue s'était présenté, sans avocat. Les deux autres plaignants n'étaient ni présents ni représentés. Face aux six avocats du MRC, Mengue avait reconnu ne détenir aucun mandat pour représenter ses co-demandeurs.
Une situation qui avait déjà conduit au renvoi de l'affaire au 16 juillet, puis au 25 août, puis au 1er septembre.
Ce nouveau renvoi au 8 septembre s'inscrit dans une série de reports qui interrogent sur la solidité de la procédure. Comme le soulignait un analyste politique à l'issue de la première audience, "ce qui devait être une démonstration de force des requérants s'est transformé en effondrement procédural dès l'ouverture".
La question centrale demeure : les plaignants parviendront-ils à faire examiner leur requête sur le fond, ou la procédure finira-t-elle par s'éteindre faute de combattants ?