Financement de l’économie : Ecobank mise sur les marchés de capitaux pour accompagner la croissance guinéenne
Publireportage-À Conakry, Ecobank Guinée a réuni pouvoirs publics, entreprises, investisseurs et acteurs du secteur financier autour d’un enjeu majeur : diversifier les sources de financement de l’économie et favoriser l’accès des entreprises guinéennes aux capitaux de long terme. Le financement des entreprises guinéennes ne peut plus reposer uniquement sur le crédit bancaire. C’est autour de […] L’article Financement de l’économie : Ecobank mise sur les marchés de capitaux pour accompagner la c

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Publireportage-À Conakry, Ecobank Guinée a réuni pouvoirs publics, entreprises, investisseurs et acteurs du secteur financier autour d’un enjeu majeur : diversifier les sources de financement de l’économie et favoriser l’accès des entreprises guinéennes aux capitaux de long terme.
Le financement des entreprises guinéennes ne peut plus reposer uniquement sur le crédit bancaire. C’est autour de ce constat qu’Ecobank Guinée a organisé, ce mercredi 23 septembre à Conakry, un forum consacré aux marchés de capitaux.
Organisée par Ecobank Guinée, à travers son département Corporate and Investment Banking (CIB) et Ecobank Development Corporation (EDC), la rencontre avait pour thème : « Marchés de capitaux : quelles solutions pour financer durablement la croissance des entreprises guinéennes ? »
Le forum a réuni des membres du gouvernement, des responsables de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), des dirigeants d’entreprises, des investisseurs ainsi que plusieurs acteurs du secteur financier. L’objectif était de rapprocher les entreprises des investisseurs, de présenter les différents instruments de financement disponibles et de favoriser une meilleure compréhension des marchés de capitaux.
Un financement bancaire encore largement orienté vers le court terme
À l’ouverture des travaux, le directeur général d’Ecobank Guinée, Diawando Barry, a mis en avant le décalage entre les ambitions économiques de la Guinée et les capacités actuelles de financement.
« Le crédit bancaire ne représente que 9,2 % du PIB et reste essentiellement orienté vers le court terme. Il existe donc un décalage entre l’ambition et la capacité de financement de notre économie. »
Dans ce contexte, Ecobank entend se positionner comme un trait d’union entre les entreprises guinéennes et les marchés financiers africains et internationaux.
« Chez Ecobank, nous voulons être le pont entre les ambitions guinéennes et les marchés de capitaux africains et internationaux. Nous voulons accompagner les entreprises dans le conseil, dans l’arrangement et dans la distribution, afin de leur permettre d’accéder à des financements adaptés à leurs projets. »
Cette approche vise notamment à permettre aux entreprises de diversifier leurs sources de financement et de disposer de solutions mieux adaptées à la durée et à la nature de leurs investissements.
L’État appelle à une mobilisation de toutes les sources de capitaux
Ministre Mariama Ciré Sylla
Prenant la parole à son tour, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a souligné que les ambitions économiques de la Guinée nécessitent une mobilisation plus large des ressources financières.
« Le budget de l’État ne peut pas et ne doit pas financer seul cette ambition. Votre responsabilité collective est de construire une architecture de financement capable de mobiliser autour des priorités nationales toutes les sources de capitaux. »
Pour la ministre, cette mobilisation doit également s’appuyer sur une meilleure préparation des projets. Elle a ainsi appelé les banques à intervenir plus en amont, notamment dans l’identification et la structuration des projets susceptibles d’attirer les investisseurs.
« Les banques ne doivent pas seulement intervenir à la fin du processus, là où tout est prêt. Les banques doivent travailler avec les différents acteurs, à l’identification, mais aussi à la structuration des projets. Le problème du financement n’est pas uniquement celui du manque de capitaux. Il y a aussi un problème du projet pas suffisamment préparé et structuré pour attirer ces capitaux. »
Le gouverneur de la BCRG, Dr Karamo Kaba, a, pour sa part, insisté sur la nécessité de transformer les ressources naturelles de la Guinée en investissements productifs, capables de générer davantage de valeur et d’emplois.
Karamo Kaba, Gouverneur BCRG
« Une ressource naturelle ne devient une richesse durable que lorsqu’elle est transformée en capital productif. C’est tout le sens du forum de ce matin. Avec le programme Simandou 2040, la Guinée rentre dans une nouvelle phase. L’enjeu n’est pas seulement de développer le secteur minier. L’enjeu est de faire de cette dynamique un levier de transformation de toute notre économie. »
Dans cette dynamique, le développement de financements de long terme apparaît comme un enjeu central. Le gouverneur a également fait état de l’avancement des travaux préparatoires à la mise en place d’un futur marché boursier guinéen.
« Nous devons développer les financements de long terme, renforcer l’intermédiation bancaire et, progressivement, construire un véritable marché de capitaux. La BCRG est pleinement engagée dans cette transformation. Les travaux préparatoires du futur marché boursier guinéen sont avancés, avec notamment l’étude de faisabilité, le projet de loi et la feuille de route des infrastructures et des acteurs de marché », dit -il, ajoutant que le développement du secteur privé national doit accompagner cette transformation. Les PME doivent pouvoir accéder au financement, tout en renforçant leur gouvernance et leur transparence.
Le gouverneur a également mis l’accent sur la nécessité de mieux partager les risques afin de permettre aux petites et moyennes entreprises de financer leur croissance.
« Il ne peut pas y avoir de transformation économique durable sans un secteur privé national fort. Nos PME doivent pouvoir accéder aux crédits, investir, recruter et grandir. Pour cela, nous devons mieux partager le risque et les banques ne peuvent pas, à elles seules, porter ce risque. Nous devons donc développer des mécanismes de garantie, des financements structurés, des garanties de portefeuille et des investissements dans les chaînes de valeur. »
Au-delà de la mobilisation des capitaux, la BCRG entend également veiller à ce que les investissements contribuent davantage au développement du tissu économique national.
« Mais attirer les capitaux ne suffit pas. Nous devons nous assurer qu’ils créent davantage de valeur en Guinée. Cela signifie plus de contenu local, plus de sous-traitance, plus de transferts de technologies, plus de compétences et davantage d’entreprises guinéennes intégrées aux chaînes de valeur des grands projets. »
Le directeur national du Plan, Dr Hassane Diallo, a rappelé que les besoins de financement de la Guinée dépassent les capacités du budget de l’État et de l’aide publique au développement.
« Ni l’aide publique au développement, ni le budget de l’État ne peuvent seul y répondre. La mobilisation de financement privé, de long terme, patient et sécurisé, est donc une nécessité. »
Le développement d’un marché organisé des valeurs mobilières doit ainsi venir compléter le financement bancaire traditionnel.
« La mise en place progressive de marché organisé des valeurs mobilières complète ainsi l’action des banques et élargira les sources de financement de l’économie. Les banques transforment l’épargne en crédit, mais le marché de capitaux permet d’aller plus loin et de mobiliser des ressources de long terme pour accompagner les secteurs créateurs de valeur et d’emplois. »
Un portefeuille de 15 projets estimé à 15 milliards de dollars
Le secteur privé était également au cœur des échanges. M’Bemba Amadou Sylla, directeur général adjoint chargé des investissements privés et de l’industrialisation au Guinea Development Board (GDB), a présenté aux participants un portefeuille de projets destinés aux investisseurs.
« Ces 15 projets couvrent sept secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, l’agroalimentaire, l’éducation, la culture, les infrastructures et transports, la technologie, l’économie verte, avec un ensemble de CAPEX autour de 15 milliards de dollars. »
Au-delà du volume des investissements envisagés, le responsable du GDB a insisté sur le travail de préparation et de vérification de la faisabilité financière des projets avant leur présentation aux investisseurs.
« Ces projets ont été testés aux conditions réelles avec des hypothèses, notamment 70 % de dette à 7 %, 30 % de fonds propres, 13 % de coûts d’exploitation sectoriels. Donc ce n’est pas de la théorie, ce sont des projets qui peuvent rencontrer les financements. »
Créer un écosystème favorable au financement des entreprises
Les échanges, organisés sous forme de panels et d’ateliers, ont porté notamment sur la préparation des projets, leur structuration financière, le partage des risques ainsi que les conditions nécessaires pour faciliter l’accès des entreprises aux financements.
À travers ce forum, Ecobank Guinée entend ainsi renforcer le dialogue entre les pouvoirs publics, les banques, les entreprises et les investisseurs. L’ambition affichée est de contribuer à l’émergence de solutions de financement plus diversifiées, mieux adaptées aux besoins des entreprises et davantage orientées vers le long terme.
Dans une économie appelée à accompagner d’importants projets de transformation, le développement des marchés de capitaux apparaît ainsi comme un levier complémentaire au financement bancaire, avec l’objectif de faciliter la mobilisation de ressources en faveur des investissements, du développement du secteur privé et de la création de valeur en Guinée.
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- Length
- 1,408 words · 7 min read
- Published
- September 23, 2026
- Byline
- Mariame DIALLO
- Source
- Guinee360