SoutH2 Corridor : renforcer la coopération énergétique Algérie—Europe
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L’Algérie entend renforcer sa coopération avec l’Europe, son principal client, tant dans les énergies traditionnelles que dans les énergies renouvelables.
A ce titre Alger a accueilli le 1er octobre 2026 la deuxième réunion ministérielle des pays partenaires du projet de gazoduc et d’hydrogène vert SoutH2 Corridor qui fait suite à une série d’échanges et de missions de prospection menées par des délégations industrielles allemandes et autrichiennes pour développer la chaîne de valeur (électrolyseurs, stockage, dessalement) où seront présents les ministres de l’Énergie et représentants de cinq pays partenaires.
1.-L’Algérie est avant tout un pays gazier (environ 2400/2500 milliards de mètres cubes gazeux conventionnels selon le dernier rapport du Forum mondial de gaz, 10/12 milliards de barils de pétrole. En rappelant que l’Algérie possède le troisième réservoir mondial de gaz de schiste, 19.500 milliards de mètres cubes gazeux. Cependant, cela mais supposant pour son exploitation un consensus social, des techniques nouvelles pour éviter la pollution des nappes phréatiques, car sous le désert existe un des plus grand océan du monde plus de 55.000 milliards de mètres cubes , 70% en Algérie, 20% en Tunisie et 10% en Libye.
L’Algérie conserve sa place de premier producteur en Afrique et figure dans le top 10 mondial des pays gaziers. Rappelons que la production de gaz est la sommation de la consommation intérieure, des exportations et n’oublions jamais qu’il faut injecter entre 15/20% de la production dans les puits pour éviter leur dessèchement. La production pour 2025 a été de 101,84 milliards de mètres cubes gazeux, en légère baisse par rapport à l’année 2024 et la consommation intérieure a représenté plus de la moitié de la production nationale gazière, fortement portée par la génération d’électricité (dépendante du gaz à 99%.
Pour les sept premiers mois de 2026, La production a été de 62,6 milliards de mètres cubes de gaz naturel et la consommation intérieure a représenté entre 45/50% de la production nationale et a progressé d’environ 7% sur la même période. Avant la crise en Ukraine, l’Europe dépendait pour environ 55 % de son approvisionnement en gaz de la Russie, qui était également son principal fournisseur à travers les canalisations de South Stream (capacité de 63 milliards de mètres cubes gazeux) et le North Stream 1(capacité de de 55 milliards de mètres cubes gazeux ), le North Stream 2 (même ca capacité , Selon la 8ème édition du rapport « GECF Global Gas Outlook 2050, l’Algérie devrait conserver son statut d’important fournisseur de gaz naturel du marché européen, tant par le biais des exportations via gazoducs que par le gaz naturel liquéfié (GNL), jusqu’à 2050 ». L’Algérie proche de l’Europe son marché nature ambitionne donc d’établir un partenariat régional solide et efficace et de devenir un pôle énergétique dans la région et un axe d’échange énergétique grâce à de nombreux projets dont le développement de l’interconnexion électrique entre le Nord et le Sud de la Méditerranée. En 2005, le développement de la coopération entre l’Algérie et l’Europe, actuellement loin des attentes et des potentialités, a été souvent évoquée lors de différentes réunions de haut niveau du dialogue énergétique entre l’Algérie et l’Union européenne rentrant dans le cadre de la transition énergétique pour la réduction des émissions des gaz à effet de serre et du méthane conforment à la directive européenne qui exige la transparence et déclaration obligatoires des producteurs et importateurs (avec des discussions en 2026 pour ajuster le calendrier de mise en œuvre face aux tensions sur les approvisionnements dont les grands objectifs climatiques sont la: baisse des gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 1990. Objectif : zéro émission nette à l’horizon 2050 et la réduction de 30 % des émissions de méthane mondiales d’ici 2030 (Global Methane Pledg
2.-Selon le rapport annuel du GECF, l’UE a importé du gaz par gazoducs en provenance de cinq pays, à savoir l’Algérie, l’Azerbaïdjan, la Libye, la Norvège. En 2025, la part de l’Algérie dans l’approvisionnement en gaz de l’Union européenne s’élève à environ 13 % à 14 % des importations totales de gaz (soit près de 39 à 40 milliards de mètres cubes. L’Algérie représente environ 17,4% à 18,2 % des importations européennes de gaz acheminé par canalisations (via les gazoducs TransMed vers l’Italie d’une capacité de 33 milliards de mètres cubes gazeux, fonctionnant en sous capacité ne dépassant pas 23 milliards de mètres cubes gazeux, et Medgaz vers l’Espagne d’une capacité de 10,5 milliards de mètres cubes gazeux fonctionnant à pleine capacité. L’Algérie se positionne solidement comme le 2e fournisseur de gaz par gazoduc de l’UE derrière la Norvège. L’Algérie a exporté également la quasi-totalité de ses volumes de GNL vers le marché européen etla Turquie ? Sur un total d’exportations globales de GNL s’élevant à 13,1 milliards de mètres cubes en 2025, les principaux acheteurs sont la Turquie, la France, l’Italie et l’Espagne qui ont absorbé à eux quatre 12,6 milliards de mètres, la Turquie s’étant placée au premier rang des clients de l’Algérie pour ses ventes de GNL en 2025, ce volume représentant environ 25 % des approvisionnements en GNL de la Turquie, faisant de l’Algérie un fournisseur stratégique majeur pour ce pays Globalement, l’ Union européenne a absorbé près de 68 % des exportations globales de l’Algérie en 2025 se maintenant dans le top 3 des fournisseurs de gaz de l’Europe (toutes formes confondues), devançant nettement la Russie sur les réseaux de gazoducs. D’où l’importance d’un important investissement où les européens sont conviés par le gouvernement algérien autour de deux axes de coopération, dans le cadre d’ un partenariat gagnant – gagnant, l’Algérie.
Premier axe : l’augmentation des volumes de gaz à l’exportation vers l’Europe et en exploitant de nouveaux champs gaziers, en coopération avec des entreprises européennes. Une des voies pour augmenter les exportations de gaz outre l’extension des gazoducs Medgaz et Transmed , évoqué précédemment, consiste à réduire davantage les émissions de méthane et le torchage, ce qui rendrait plus de gaz disponible pour le commerce.
Abderrahmane Mebtoul
Professeur des Universités
Expert international
(A suivre…)
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- 1,019 words · 5 min read
- Published
- October 3, 2026
- Byline
- Rédaction LNR