Côte d’Ivoire-AIP/ Près de 600 millions de personnes contractent chaque année une maladie d’origine alimentaire dans le monde (FAO)
Abidjan, 24 sept 2026 (AIP) – Près de 600 millions de personnes contractent chaque année une maladie d’origine alimentaire, relève un rapport de 2023 des organismes spécialisés de l’ONU dont l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) cité mercredi 23 septembre 2026, par la présidente du comité d’organisation de la 2e édition du [...]
Abidjan, 24 sept 2026 (AIP) – Près de 600 millions de personnes contractent chaque année une maladie d’origine alimentaire, relève un rapport de 2023 des organismes spécialisés de l’ONU dont l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) cité mercredi 23 septembre 2026, par la présidente du comité d’organisation de la 2e édition du Forum international des sciences analytiques et contrôle qualité (FISACQ), à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Cocody, autour du thème, **« **Sécurité alimentaire et santé : défis analytiques et réponses innovantes ».
Selon Dr Adiko, s’appuyant sur les mêmes sources, environ 800 millions de personnes ont souffert de la faim en 2023, près de 2,5 milliards de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire modérée ou sévère et 600 millions de personnes contractent chaque année une maladie d’origine alimentaire entraînant environ 500.000 décès, dont près de 150.000 chez les enfants de moins de cinq ans
« Ces chiffres illustrent l’ampleur des défis auxquels sont confrontés les systèmes alimentaires à l’échelle mondiale. Les dangers auxquels nous sommes confrontés sont multiples : contamination microbiologique, résidus de pesticides, mycotoxines, métaux lourds, résidus de médicaments, polluants industriels, microplastiques, contaminants, sans oublier les fraudes alimentaires », a-t-elle déclaré.
Sur l’importance des sciences analytiques, la PCO a indiqué qu’elles offrent des outils de plus en plus performants permettant de détecter ces contaminants, d’améliorer la traçabilité des produits alimentaires et de renforcer les systèmes de contrôle qualité.
Cette préoccupation rejoint les observations du doyen honoraire de l’UFR des sciences pharmaceutiques et biologiques de l’Université Félix Houphouët-Boigny, Pr Malan Kla. Animant la conférence inaugurale sur le thème central de la présente édition, il a expliqué que la sécurité alimentaire doit être appréhendée non seulement sous l’angle de la quantité d’aliments disponibles, mais surtout sous celui de leur qualité et de leur innocuité.
Pr Malan a attiré notamment l’attention sur plusieurs pratiques susceptibles de contaminer les aliments en Côte d’Ivoire. Il a cité l’usage des pesticides dans les activités de désherbage, certaines pratiques de fumaison du poisson utilisant du bois d’hévéa ou des pneus, ainsi que la pollution des eaux liée à l’orpaillage. Autant de facteurs qui, selon lui, justifient une surveillance accrue du circuit des aliments, mais également de celui des médicaments destinés à la consommation quotidienne.
Pour le président de la Société africaine des sciences analytiques et contrôle qualité (2SACQ), Pr Christophe Amin, l’évolution des modes de production et de consommation a progressivement contribué à une dégradation de la qualité de l’alimentation. Il a estimé dès lors nécessaire qu’il faille restaurer cette qualité en s’appuyant sur les connaissances scientifiques et les solutions développées par les chercheurs.
La tenue du FISACQ répond ainsi, selon Pr Amin, à une double nécessité à savoir informer la communauté sur les enjeux liés à la dégradation de la qualité des aliments et favoriser le passage des résultats de la recherche à des applications concrètes. L’objectif est notamment de permettre aux décideurs et aux différents acteurs de mieux prendre en compte les solutions proposées par la communauté scientifique afin de renforcer la sécurité sanitaire des aliments en Côte d’Ivoire.
La 2e édition du FISACQ referme ses portes ce vendredi. Une conférence inaugurale, des panels B2B, des communications scientifiques, une exposition et visite de stands et un Prix du meilleur jeune chercheur sont les grandes articulations de ce rendez-vous international qui a enregistré la participation de chercheurs et professionnels venus du Mali, du Togo, du Bénin, du Burkina et de la Côte d’Ivoire. Le FISACQ proprement dit a été précédé d’un pré-forum tenu lundi et mardi au même endroit.
La cérémonie d’ouverture a été rehaussée de la présence du parrain scientifique, Pr Marie Gilbert Aké N’Gbo et du directeur de cabinet adjoint du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Djimbala Diakité.
(AIP)
fmo
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- Length
- 624 words · 3 min read
- Published
- September 24, 2026
- Byline
- MICHEL OGUEHI