Divo, 27 août 2026 (AIP) – Des élus et leaders communautaires du département de Divo ont proposé, mercredi 26 août 2026, le classement de l’orpaillage illégal comme une menace à la sécurité de l’État, afin de renforcer les moyens de lutte contre ce phénomène. Cette proposition a été formulée lors d’une réunion d’échanges initiée par [...]
Divo, 27 août 2026 (AIP) – Des élus et leaders communautaires du département de Divo ont proposé, mercredi 26 août 2026, le classement de l’orpaillage illégal comme une menace à la sécurité de l’État, afin de renforcer les moyens de lutte contre ce phénomène.
Cette proposition a été formulée lors d’une réunion d’échanges initiée par le préfet de région, préfet du département de Divo, Womblégnon Célestin, dans le cadre de la recherche de solutions pour endiguer l’orpaillage illégal dans le Lôh-Djiboua.
Présidée par la secrétaire générale de préfecture, Gueï Affoué Jeannette, représentant le préfet, la rencontre a réuni notamment le député de Hiré-Zégo, Dja Blé Joseph, le directeur régional des Mines, du Pétrole et de l’Énergie du Lôh-Djiboua, Kouamé Koffi Aimé, ainsi que des chefs de village, guides religieux, responsables de mutuelles de développement et représentants des femmes et des jeunes.
Mme Gueï a invité les participants à partager leurs expériences et à formuler des propositions en vue d’harmoniser les mécanismes de lutte contre un phénomène qui prend de l’ampleur dans plusieurs localités.
Au nom de la chefferie traditionnelle et des cadres du Lôh-Djiboua, le chef du village de Hiré, Any Gbetto Moïse, a appelé l’État à renforcer le cadre juridique. « L’État doit décréter cette activité comme étant une menace contre la sécurité de la Côte d’Ivoire, ainsi tous les moyens seront dégagés pour qu’une solution soit trouvée et de manière définitive », a-t-il déclaré.
Le député Dja Blé Joseph a, pour sa part, proposé de « décréter l’orpaillage illégal comme un crime national ». Il a également suggéré un moratoire de six mois à un an sur les activités d’exploitation minière, à l’exception de celles des grandes sociétés conventionnées avec l’État, afin de procéder au recensement des exploitants artisanaux et à la publication de la liste des opérateurs légaux.
Les participants ont aussi préconisé le déguerpissement des orpailleurs clandestins, la saisie de leurs biens et avoirs, la réhabilitation rapide des sites exploités, la reconversion des populations locales vers des activités licites et des sanctions contre les propriétaires terriens qui facilitent l’installation d’orpailleurs clandestins.
La secrétaire générale de préfecture a assuré que ces propositions seront transmises au préfet pour être portées à la connaissance de la hiérarchie. Elle a toutefois exhorté les populations à s’impliquer dans la lutte, notamment en évitant de céder leurs terres à des exploitants clandestins.
Le Lôh-Djiboua compte cinq grandes sociétés minières exploitant légalement notamment l’or et le manganèse, tandis que des exploitants clandestins sont signalés dans plusieurs plantations et forêts de villages.
(AIP)
jmk/cmas