Violences en France : Macron promet des poursuites et affiche son soutien aux forces de l’ordre
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Au soir d’une journée de mobilisation nationale marquée par de nombreuses violences, le président Emmanuel Macron a réagi sur les réseaux sociaux. « Aucune place pour la violence dans notre République », a-t-il écrit, en assurant que ceux qui ont cassé, attaqué les préfectures et les commerces, et pillé jusqu’aux mairies, seront « poursuivis et punis ». Il a adressé aux forces de l’ordre, garantes du droit de manifester, le soutien de la Nation, et appelé à « faire bloc » face aux « semeurs de chaos », qui, selon lui, cherchent à abattre les institutions et empêchent ceux qui expriment pacifiquement leurs revendications de le faire.
Cette réaction fait suite à des manifestations organisées dans toute la France contre la « vie chère », où lycéens, étudiants, gilets jaunes, militants du climat et antifascistes ont défilé avec des revendications diverses. Dans plusieurs villes, comme Rouen, Metz, Nancy ou Limoges, les gilets jaunes ont investi les ronds-points pour dénoncer notamment le prix des carburants.
La mobilisation a été massive : 550 000 personnes ont défilé, dont 110 000 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur, et 800 000 selon les organisateurs. Mais la journée a été entachée de débordements. À Marseille, de nombreux commerces du centre-ville ont été pillés et des manifestants se sont introduits dans le hall de la mairie, dont le maire, Benoît Payan, a demandé des renforts de police. À Nantes, des individus cagoulés ont tenté de piller des magasins place du Commerce. À Lyon, l’office de tourisme de la place Bellecour a été incendié, et à Paris, les forces de l’ordre ont utilisé des canons à eau place de la République. Des médias ont aussi fait état de troubles à Limoges et à Bordeaux, des informations à confirmer.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a fait état d’environ 400 interpellations, en très grande majorité de personnes majeures. Il a imputé la dégénérescence des cortèges à « l’ultragauche et l’extrême gauche radicale » et dénoncé des scènes de pillage dans de nombreuses villes. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a pour sa part présidé une cellule interministérielle de crise.
Sur le plan politique, Marine Le Pen a regretté que les revendications sociales légitimes aient été « prises en otage par l’extrême gauche ». D’autres voix réclament des placements en détention provisoire pour les auteurs de violences et reprochent au pouvoir de laisser pourrir le mouvement social. Le message du chef de l’État a aussi suscité de vives critiques en ligne, certains lui renvoyant la responsabilité de la situation.
(Avec agences)
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- October 17, 2026
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