Aminata Mbengue Ndiaye devant le juge des référés pour son éjection du Parti socialiste

Le siège moelleux d’Aminata Mbengue Ndiaye au Parti socialiste est en train de basculer. Actuellement secrétaire générale du parti, elle fait l’objet d’une procédure pour son éjection de son poste. Après un premier essai qui a échoué, les jeunes du parti ont constitué Me Cheikh Ahmadou Ndiaye, qui lui a servi une assignation en référé. Le lundi 2 novembre prochain, Aminata Mbengue Ndiaye est appelée à comparaître devant le juge des référés. Après un premier essai qui a échoué, les jeunes socialistes sont revenus à la charge pour faire éjecter Aminata Mbengue Ndiaye de son moelleux siège de secrétaire générale du parti. « Trop c’est trop », ont estimé Daour Sagna, Amadou Sow, Birahim Camara et Cie, qui ont constitué, cette fois-ci, le redoutable procédurier Me Cheikh Ahmadou Ndiaye pour appuyer sur le bouton qui va faire sauter la dame de son siège. Il nous revient que l’avocat a déjà servi une assignation à Aminata Mbengue Ndiaye par le biais de l’huissier, Me Abou Sall. Aminata Mbengue Ndiaye est appelée à comparaître devant le juge des référés le lundi 2 novembre prochain.
Les raisons de l'éjection
En fait, si les jeunes socialistes tiennent à la faire partir, c’est qu’ils ont considéré que la situation d’intérimaire de la dame a trop duré. En mai 2019, à la suite du décès de feu Ousmane Tanor Dieng, la dame a été installée comme secrétaire générale intérimaire. Cela fait actuellement sept ans. Pour Daour Sow et Cie, le parti est plongé dans une situation de léthargie incompréhensible, du simple fait d’un « groupuscule » de personnes dirigé par Aminata Mbengue Ndiaye, au détriment des militants et des instances. Alors que sa situation d’intérimaire ne devait être que transitoire, la dame en profite et oublie d’organiser un congrès. Il s’agit ainsi, pour eux, d’une « prise d’otage » manifeste par un « apparatchik qui n’est mû que par ses intérêts personnels ». Par le biais de leur avocat, les jeunes ont attiré l’attention du juge sur le fait que « tous les mandats issus du congrès des 6 et 7 juin 2014 sont expirés depuis le 9 juin 2018, notamment celui de secrétaire général du parti ». L’assignation a visé l’article 26 des statuts, qui indique : « Le Parti socialiste se réunit tous les quatre (04) ans en congrès ordinaire. » Et l’article 26 qui stipule : « Les structures de base sont renouvelées tous les quatre (04) ans avant la tenue du congrès. »
Les demandes des jeunes socialistes
En outre, les jeunes considèrent que « l’intérim invoqué par
Aminata Mbengue Ndiaye
n’a aucune base légale », parce que n’ayant pas été prévu par les statuts ni par le règlement intérieur. Ainsi, ils sollicitent du juge des référés de « constater que tous les mandats issus du congrès de 2014 sont expirés » ; d’ordonner la « désignation d’un ou de plusieurs mandataires » ; et de lui donner mission d’organiser, au regard du statut du Parti socialiste, un congrès ordinaire au cours duquel il faudra élire un Comité central, en application des dispositions des statuts et du règlement intérieur. Le comité devra également organiser l’élection du secrétaire général du Parti socialiste, conformément aux dispositions statutaires et au règlement intérieur. Cette nouvelle procédure sera-t-elle la bonne ?
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About this article
- Length
- 544 words · 3 min read
- Published
- October 22, 2026
- Byline
- Thierno Gueye
- Source
- Senenews