11e Festival national de la création féminine : Les métiers et coutumes oubliés à l’honneur
Le Festival culturel national de la création féminine (FCNCF) prendra ses quartiers au Villa Boulkine, du 8 au 12 octobre, pour sa 11e édition, placée sous le thème « Métiers et coutumes oubliés ». Au programme, des pratiques artisanales et culturelles menacées de disparition, des rencontres autour de la musique, des arts et du cinéma, […] The post 11e Festival national de la création féminine : Les métiers et coutumes oubliés à l’honneur appeared first on Le Jeune Indépendant .
Le Festival culturel national de la création féminine (FCNCF) prendra ses quartiers au Villa Boulkine, du 8 au 12 octobre, pour sa 11e édition, placée sous le thème « Métiers et coutumes oubliés ». Au programme, des pratiques artisanales et culturelles menacées de disparition, des rencontres autour de la musique, des arts et du cinéma, en sus d’un espace consacré à des tenues anciennes du patrimoine algérien datant des XVIIe et XIXe siècles.
Placée sous le parrainage de la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, la 11e édition du Festival culturel national de la création féminine se tiendra au siège provisoire du Grand Musée d’Afrique (GMA), Villa Boulkine, à Hussein Dey, à Alger, sous la conduite de son commissaire, Sid Ali Ben Merabet. Cette nouvelle édition sera consacrée « aux métiers, savoir-faire et coutumes tombés dans l’oubli, mais qui continuent d’être perpétués par un nombre restreint de personnes dans différentes régions du pays », a-t-on appris dans le communiqué transmis par les organisateurs à l’issue de la conférence de presse.
Des artisanes et artistes venues de différentes villes du pays prendront part à cette édition.
Le festival s’inscrit en droite ligne des manifestations culturelles nationales en continu dédiées à la valorisation de la création féminine, offrant aux artistes et artisanes un espace pour présenter leurs œuvres, leurs techniques et leur savoir-faire ancestral, dans des domaines aussi divers que le textile, la poterie, la photographie, la peinture, le livre, la bijouterie, le cinéma, le mobilier ou encore la musique.
De nombreuses artistes sont attendues durant cette édition, notamment Houria Aïchi, Beihdja Rahal et Leïla Boursali dans le domaine musical, de même que Yasmina Sellam pour l’art culinaire. Le programme prévoit, au demeurant, une série de masterclass consacrées à différents aspects de la création et du patrimoine. Les danses oubliées, le design d’intérieur algérien et le marketing digital figurent parmi les thématiques retenues. Une rencontre intitulée « La nouba, héritage menacé », consacrée aux enjeux de transmission entre pratiques traditionnelles et nouvelles technologies, sera animée par Beihdja Rahal.
Un espace muséal sera consacré aux tenues exceptionnelles issues du patrimoine vestimentaire algérien des XVIIe et XIXe siècles. Réunies au sein de collections privées comprenant des pièces provenant de plusieurs régions du pays, ces tenues seront « présentées au public pour la première fois », selon le comité d’organisation.
Plus encore, le cinéma sera lui aussi au rendez-vous avec la projection de deux œuvres en lien avec la thématique du festival. « Ta3azit », d’Arinas Kaouther Dernouni, et « Ticrad », d’Idir Benchabane, seront projetés le 10 octobre à la Cinémathèque d’Alger.
Lancement de « Be Djazairi »
Le programme prévoit, en outre, le lancement d’une nouvelle plateforme baptisée « Be Djazairi ». Celle-ci aura pour vocation de constituer une base de données consacrée aux artisans produisant des œuvres algériennes authentiques, reconnues et autorisées.
Le volet académique et scientifique occupera une place prépondérante dans la programmation. Des conférences aborderont surtout la protection du patrimoine par l’Unesco, les femmes et le soufisme, la musique féminine oubliée et son rôle social, ainsi que la cuisine algérienne, selon la même source.
À l’origine de cette édition, le commissariat du festival, sous l’égide de Sid Ali Ben Merabet, entend porter un regard soutenu sur des pratiques culturelles et artisanales fragilisées par le temps. La sauvegarde de ces savoir-faire est présentée comme un moyen de préserver une partie de la mémoire collective et de favoriser la transmission de connaissances et de compétences spécifiques aux générations futures.
Les participantes présenteront leurs créations et leurs techniques traditionnelles au public, principalement dans le cadre d’« ateliers vivants », permettant d’observer directement les gestes et procédés liés à ces pratiques. Le festival entend, à ce titre, valoriser leurs compétences et contribuer à la transmission du patrimoine culturel et artistique algérien.
La créativité et l’innovation occuperont une place importante dans cette démarche. Le FCNCF ambitionne de mettre en avant le regard contemporain porté par les artistes sur le patrimoine, en contribuant à faire connaître et à préserver ses dimensions matérielle et immatérielle.
Le commissariat du festival a, enfin, prévu des initiatives à caractère social. Plusieurs visites seront organisées dans une maison de retraite et dans une école accueillant des enfants malvoyants, avec la remise de cadeaux symboliques.
Par le biais de cette manifestation, le FCNCF entend prolonger sa vocation culturelle au-delà des espaces d’exposition et de représentation, en faisant de la culture un moyen de transmission et d’inclusion.
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- 761 words · 4 min read
- Published
- October 6, 2026
- Byline
- Nassim Mecheri
- Source
- Le Jeune Indépendant