Touba, 27 août 2026 (AIP) – Quelque 118 opérations de déguerpissement de sites d’orpaillage illégal ont été menées dans la sous-préfecture de Foungbesso, dans le Bafing (Nord-Ouest), où les autorités locales préconisent désormais une action mieux coordonnée contre le phénomène. Le bilan a été présenté jeudi 27 août 2026 à la préfecture de Touba, lors [...]
Touba, 27 août 2026 (AIP) – Quelque 118 opérations de déguerpissement de sites d’orpaillage illégal ont été menées dans la sous-préfecture de Foungbesso, dans le Bafing (Nord-Ouest), où les autorités locales préconisent désormais une action mieux coordonnée contre le phénomène.
Le bilan a été présenté jeudi 27 août 2026 à la préfecture de Touba, lors d’une séance de travail présidée par le préfet de région, préfet du département de Touba, Kouakou Yao Dinard, consacrée à la préparation des contributions de la région au prochain atelier national de concertation et d’harmonisation des mécanismes de lutte contre l’orpaillage illégal.
Le sous-préfet de Foungbesso, Aka N’djoré, a indiqué que ces opérations ont permis de démanteler plusieurs foyers clandestins dans les localités de Fakolo, Gbogbosso, Depanon, Gouela, Mamouesso, Koungo, Wayangoro et de Dasso.
À Wayangoro, une opération de la gendarmerie a notamment permis de découvrir 16 bouteilles de gaz et des concasseurs utilisés pour l’exploitation aurifère clandestine.
Le commandant de la compagnie de gendarmerie territoriale de Touba, Affechi Judaël, a confirmé l’ampleur du phénomène à Foungbesso, où plusieurs villages ont été identifiés comme étant affectés. Il a souligné la nécessité de cibler l’ensemble de la chaîne de l’orpaillage clandestin, notamment les personnes qui facilitent l’installation des sites ou leur approvisionnement en matériels et produits.
Le directeur départemental des Mines et de la Géologie de Touba, Didi Dibouahi Julbert, a, pour sa part, recensé plusieurs autres zones touchées depuis 2024, notamment Kasso, Goh, Tiegounisso, Tiekourasso, Fakoloh et Wayangoro.
Pour le préfet Kouakou Yao Dinard, ces différents constats imposent une réponse régionale cohérente. Il a qualifié l’orpaillage clandestin de « fléau pour notre pays », en raison notamment de la pollution des cours d’eau, de la destruction de la faune et de la flore aquatiques et de la dégradation des terres agricoles.
Il a également appelé à une vigilance accrue face aux risques sécuritaires liés à cette activité et plaidé pour une implication plus forte des communautés locales dans la prévention et la lutte.
Le deuxième vice-président du conseil régional du Bafing, le Pr Kanvaly Fadiga, a proposé l’établissement d’une cartographie des sites clandestins, afin de mieux cibler les actions de sensibilisation et les opérations de répression.
Les propositions issues de la rencontre de Touba devront alimenter les réflexions du prochain atelier national sur l’harmonisation de la lutte contre l’orpaillage illégal.
(AIP)
Nb/kp