
Abidjan s’apprête à accueillir l’un des héritiers les plus emblématiques de l’histoire de l’afrobeat. Le 4 décembre, à 20 heures, puis le 6 décembre, à 19 h 30, Seun Kuti se produira successivement sur la scène de l’Institut français de Côte d’Ivoire et sur celle du Palais de la Culture d’Abidjan, pour deux rendez-vous qui s’annoncent particulièrement attendus par les amateurs de musique africaine.
Cette venue est portée par One Prod Arts, structure de production du tourneur Jeetys Bridji, avec la volonté affichée de proposer au public ivoirien une rencontre avec un artiste dont le nom est indissociable de l’une des plus grandes révolutions musicales venues du continent africain.
Car derrière Seun Kuti, il y a évidemment une histoire. Celle de Fela Anikulapo-Kuti, son père, disparu en 1997, mais dont l’influence continue de traverser les générations. Seun n’a pourtant jamais choisi de vivre uniquement dans l’ombre de cet héritage.
À la tête d’Egypt 80, l’orchestre historique de Fela Kuti, il entretient la mémoire de l’afrobeat tout en poursuivant son évolution, avec une personnalité musicale et un discours qui lui appartiennent pleinement.
Chez lui, la transmission n’est donc pas une simple affaire de fidélité familiale. Elle est une manière de prolonger une pensée et une conception de la musique profondément liées aux réalités sociales et politiques africaines.
L’afrobeat de Seun Kuti conserve les longues constructions rythmiques, les puissantes sections de cuivres et cette énergie presque hypnotique qui ont fait la singularité du genre. Mais il les met au service d’une expression contemporaine, souvent mordante et profondément engagée.
Les deux concerts d’Abidjan offriront ainsi au public ivoirien une double occasion de retrouver sur scène l’héritage de Fela Kuti, porté par un artiste qui, au fil des années, a su transformer cet héritage en une œuvre personnelle.
Avec Fratmat