Mali : une cinquantaine de civils tués dans des attaques armées à Ménaka
Une cinquantaine de civils ont été tués, dimanche 18 octobre 2026, dans des attaques menées par des hommes armés contre plusieurs campements dans la région de Ménaka, dans le nord-est du Mali. Les violences ont également provoqué des déplacements de population, selon plusieurs sources locales citées par l’AFP.
Dimanche sanglant dans la région de Ménaka. Des hommes armés arrivés à moto ont attaqué, dans la soirée, plusieurs campements situés à 50 kilomètres de la ville, notamment dans la localité de Tinabow et le secteur de Tagadayat. Les assaillants ont tué plusieurs dizaines de civils et incendié des habitations.
« Il y a eu 50 civils tués, dont des jeunes et des personnes âgées », a déclaré lundi 19 octobre une source sécuritaire à l’Agence France-Presse (AFP), précisant que les assaillants ont tiré sur tout ce qui bougeait.
Un habitant de Tinabow, également cité par l’AFP, a décrit une attaque soudaine et meurtrière. « Plusieurs dizaines de motos sont soudainement arrivées et ont commencé à tirer et à mettre le feu aux habitations. Ils (les assaillants) n’ont adressé la parole à personne, ils ont juste commencé à tuer », a-t-il indiqué.
Les campements visés appartiennent majoritairement à la communauté des Daoussahak, dont est issu le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA), un groupe armé proche des militaires au pouvoir à Bamako.
Les attaques ont entraîné des déplacements de population vers la ville de Ménaka. « Aujourd’hui encore, les gens continuent d’arriver à Ménaka », a indiqué lundi une source sécuritaire à l’AFP.
Dans un communiqué publié le même jour, le Bureau exécutif de la communauté des Daoussahak a attribué les attaques à l’organisation État islamique. Il a également lancé un appel à une aide humanitaire d’urgence en faveur des personnes déplacées.
Selon une source sécuritaire basée à Gao, ces attaques ont été menées « en représailles à des opérations militaires menées dans la zone récemment et à des attaques de la part du MSA ».
La même source ajoute que la résidence de Moussa Ag Acharatoumane, chef du MSA et membre du Conseil national de transition (CNT), a également été ciblée dans la ville de Ménaka, précisant que cette attaque n’a fait aucune victime.
Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628 12 43 62
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- 394 words · 2 min read
- Published
- October 20, 2026
- Byline
- Mamadou Yaya Diallo
- Source
- Guineematin.com