Agnibilékrou, 30 août 2026 (AIP)– L’ONG Vision Royale a engagé une campagne de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG), dans le cadre de son projet « Voix Essentielles », placé sous le thème « Brisons le silence : protégeons les femmes et les filles », en vue de renforcer la prévention, la [...]
Agnibilékrou, 30 août 2026 (AIP)– L’ONG Vision Royale a engagé une campagne de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG), dans le cadre de son projet « Voix Essentielles », placé sous le thème « Brisons le silence : protégeons les femmes et les filles », en vue de renforcer la prévention, la protection et l’autonomisation des femmes et des jeunes filles.
À travers cette initiative, l’organisation entend sensibiliser les communautés aux différentes formes de violences basées sur le genre, à leurs conséquences ainsi qu’aux mécanismes de prévention et de prise en charge des victimes. Elle souhaite également favoriser la libération de la parole et encourager les victimes et les témoins à dénoncer les actes de violence.
La coordinatrice du projet, Mlle Traoré Judith, a souligné l’importance de la sensibilisation dans la prévention et la protection des femmes et des filles. « Nous voulons briser le silence qui entoure encore les violences basées sur le genre. Une femme ou une jeune fille victime de violence ne doit pas rester seule ni avoir honte de parler. Il est important qu’elle connaisse ses droits et sache où trouver de l’aide », a-t-elle déclaré.
Selon elle, la lutte contre les VBG nécessite l’implication de toute la communauté, notamment des familles, des jeunes, des leaders communautaires et religieux, ainsi que des structures intervenant dans la protection des personnes vulnérables.
Son collaborateur, Djè Kouakou, a insisté sur la nécessité d’agir en amont, à travers l’éducation et la sensibilisation, afin de prévenir les comportements susceptibles de favoriser les violences.
« La prévention commence par l’éducation. Nous devons apprendre à nos enfants et à nos jeunes le respect de la dignité humaine, l’égalité et le refus de toute forme de violence. Le silence ne protège pas les victimes ; il contribue plutôt à laisser les violences se poursuivre », a-t-il relevé.
Il a appelé les populations à ne pas banaliser les violences, qu’elles soient physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou sociales, et à orienter les victimes vers les services compétents.
Un autre collaborateur de l’ONG Vision Royale, Zohou Moussa, a, pour sa part, relevé la responsabilité collective dans la protection des femmes et des filles. « La protection des femmes et des filles est une responsabilité qui concerne toute la société. Nous devons passer de l’indignation à l’action, en dénonçant les violences, en accompagnant les victimes et en créant autour d’elles un environnement de confiance et de sécurité », a-t-il soutenu.
Le projet « Voix Essentielles » vise ainsi à créer des espaces d’écoute et d’expression, à renforcer les connaissances des populations sur les VBG et à favoriser l’orientation des victimes vers les structures appropriées.
Cette initiative intervient dans un contexte national marqué par le renforcement de la lutte contre les violences basées sur le genre. La Côte d’Ivoire a notamment lancé, en juin 2026, un Engagement national contre les VBG visant à mobiliser l’ensemble des composantes de la société autour d’une politique de tolérance zéro.
Pour Vision Royale, « Brisons le silence : protégeons les femmes et les filles » ne doit donc pas être un simple slogan, mais un appel à une mobilisation permanente pour prévenir les violences, protéger les victimes et favoriser l’émergence d’une société plus respectueuse des droits et de la dignité des femmes et des jeunes filles.
(AIP)
gtl/nam/cmas