Boubacar Yacine Diallo alerte : « Si nous n’y prenons pas garde, la presse traditionnelle risque de succomber et de devenir la risée du public…»
À l’occasion de la présentation du bureau exécutif de la Fédération patronale des associations de presse de Guinée (FEPAP-GUI) ce vendredi, 30 octobre 2026, au siège de la Haute Autorité de la Communication (HAC) à Kaloum, Boubacar Yacine Diallo, président de l’instance de régulation des médias en Guinée, s’est montré ferme à l’égard des non-professionnels […] The post Boubacar Yacine Diallo alerte : « Si nous n’y prenons pas garde, la presse traditionnelle risque de succomber et de devenir la r
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À l’occasion de la présentation du bureau exécutif de la Fédération patronale des associations de presse de Guinée (FEPAP-GUI) ce vendredi, 30 octobre 2026, au siège de la Haute Autorité de la Communication (HAC) à Kaloum, Boubacar Yacine Diallo, président de l’instance de régulation des médias en Guinée, s’est montré ferme à l’égard des non-professionnels de l’information. Face à la délégation de la FEPAP-GUI, il a présenté ses principales priorités pour assainir le secteur des médias. Parmi les préoccupations soulevées figurent la professionnalisation des journalistes et des entreprises de presse, ainsi que les difficultés liées à la répartition de la subvention accordée par l’État à la presse.
Tout d’abord, le président de la Haute autorité de la communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a souhaité la bienvenue à la délégation de la Fédération patronale des associations de presse de Guinée (FEPAP-GUI). Il a exprimé sa volonté de renforcer la collaboration entre l’organe de régulation et le patronat de la presse, qu’il considère désormais comme un interlocuteur privilégié.
« Cette délégation du patronat est venue nous présenter le bureau exécutif fraîchement élu du patronat de la presse. Nous accueillons cette démarche avec beaucoup d’intérêt, mais également avec un grand engagement. Nous sommes particulièrement honorés, d’autant plus qu’il s’agit de patrons de presse, généralement présidents d’associations de presse, qui ont décidé d’unir leurs efforts et leurs moyens pour se constituer en une organisation patronale. Je considère déjà cette équipe comme un interlocuteur privilégié de la Haute autorité de la communication. Cela facilitera notamment la communication et les relations entre notre institution et le patronat de la presse, ainsi qu’avec les différentes associations, étant entendu que nous avons des chantiers en commun », a-t-il souligné.
Devant la délégation de la Fédération patronale des associations de presse de Guinée (FEPAP-GUI), Boubacar Yacine Diallo a insisté sur la nécessité d’assainir le secteur des médias, aussi bien au niveau des journalistes que des organes de presse. Il a également dénoncé la multiplication des journalistes qui se déclarent patrons de presse alors qu’ils travaillent seuls.
« Le premier chantier consiste à assainir le secteur de la presse, aussi bien les rangs des journalistes que ceux des médias. Il n’y a pas de journaliste sans média et il n’y a pas de média sans journaliste. On ne peut donc pas assainir un secteur en ignorant l’autre. Ensuite, nous avons partagé la question de la subvention que l’État accorde à la presse privée. Comme ils le savent, nous rencontrons très souvent des difficultés dans la répartition de cette subvention, parce que, malheureusement, en Guinée, la plupart des journalistes sont devenus, de manière assez surprenante, des patrons de presse, alors qu’ils travaillent seuls », a-t-il dénoncé.
Le président de la Haute autorité de la communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a évoqué les défis liés à l’évolution du secteur des médias face aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Il a également appelé à mieux protéger les médias légalement établis face à la concurrence déloyale des acteurs non professionnels sur les réseaux sociaux.
« Je souhaite que la législation en cours d’élaboration prenne en compte cette dimension, afin que ceux qui créent des médias soient de véritables patrons. Car lorsqu’on est patron, on a des salariés et des charges à assumer, vous le savez. Le troisième chantier que nous avons en commun consiste à contribuer à l’adaptation des lois aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Aujourd’hui, si nous n’y prenons pas garde, la presse traditionnelle risque de succomber et de devenir la risée du public, face à des non-professionnels qui ont acquis de la notoriété sur la toile. Cette fédération, avec l’accompagnement de la HAC et du patronat, devrait donc aider les médias légalement établis, qui remplissent les critères et les conditions fixés par la loi, à résister à cette concurrence déloyale. Car cette concurrence s’exerce au détriment de la presse traditionnelle régulièrement établie », a-t-il évoqué.
**Moussa Konaté pour Guineematin.com **
Tél : (+224) 621016809
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- Length
- 690 words · 3 min read
- Published
- October 30, 2026
- Byline
- Mamadou Yaya Diallo
- Source
- Guineematin.com