Responsabilité collective
En matière de protection sociale, de couverture maladie et d’accès aux soins, les avancées réalisées par le Maroc ces trois dernières années sont édifiantes. Et ce ne sont pas uniquement les responsables gouvernementaux qui le disent. Cette semaine, les dirigeants de trois grandes institutions, le Conseil de la concurrence, le Conseil économique, social et environnemental et la CNSS, en ont dressé le bilan à l’occasion d’une rencontre internationale (lire l’article en page 10).
Leurs témoignages sont d’autant plus intéressants qu’ils émanent d’institutions dont les missions et les regards sur les politiques publiques sont différents.
Les chiffres présentés parlent d’eux-mêmes. En l’espace de trois ans seulement, la proportion de Marocains bénéficiant effectivement d’une couverture maladie a plus que doublé, passant de 42 à 88%, soit quelque 32 millions de personnes. En 2025, la CNSS a décaissé un montant record de 23 milliards DH au titre des prestations AMO.
Ces 23 milliards DH représentent des prestations effectivement servies. La généralisation de la couverture maladie n’est donc pas simplement une réforme annoncée ou des engagements couchés sur le papier. Elle se traduit désormais par des dépenses réelles au profit des assurés.
Cela ne signifie évidemment pas que tout est réglé. Car après l’élargissement de la couverture, le principal défi est celui de la pérennité financière du système.
Et cette pérennité engage tous les acteurs sans exception. Les organismes gestionnaires, les prestataires de soins, les professionnels de santé, dans le public comme dans le privé, mais aussi les bénéficiaires eux-mêmes.
Car un régime de protection sociale repose avant tout sur un principe central : la solidarité. Il suppose une adhésion large et effective, des contributions régulières et une utilisation responsable des ressources communes.
Une étape majeure a été franchie en élargissant la couverture maladie à des millions de citoyens. Il faut maintenant faire en sorte que ce système puisse continuer à les protéger durablement. Et ça, c’est une responsabilité collective.
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About this article
- Length
- 316 words · 2 min read
- Published
- October 16, 2026
- Byline
- Saâd Benmansour
- Source
- Aujourd'hui