
La disparition de Valérie Nkwanga remonterait à près de deux semaines. Âgée de 18 ans et récemment titulaire du baccalauréat, la jeune fille préparait des concours et avait choisi de rester au domicile familial de Nkoabang pendant qu’une partie de sa famille se rendait à Abong-Mbang, dans la région de l’Est, pour une cérémonie de dot.
Elle n’était cependant pas seule dans la maison. Son jeune oncle maternel, âgé de 17 ans et hébergé par la famille depuis environ deux ans, s’y trouvait également.
Selon le témoignage d’un membre de la famille, la mère de Valérie avait encore échangé avec sa fille un vendredi. Le lendemain, celle-ci ne répondait plus au téléphone. Inquiète, sa mère aurait alors sollicité une voisine pour vérifier sa présence au domicile. Une fois sur place, cette dernière aurait trouvé le jeune oncle, mais pas Valérie.
Les jours passent sans aucune nouvelle de la jeune fille. Une plainte est finalement déposée et les recherches se poursuivent. C’est finalement au domicile familial que la disparition va connaître un dénouement tragique.
Après le retour de la famille à Yaoundé, une forte odeur provenant de l’arrière de la concession attire l’attention. Selon le récit d’un proche, les plus jeunes enfants auraient auparavant reçu comme explication qu’un chat avait été tué et jeté derrière la maison.
Cette explication ne convainc pas le père de Valérie.
Des recherches sont alors entreprises dans les broussailles situées derrière la concession. Une partie d’un corps finit par apparaître sous une portion de terre récemment remuée.
Les sapeurs-pompiers et les forces de sécurité sont alertés. La dépouille de Valérie Nkwanga est finalement extraite de cette tombe de fortune. Le corps se trouvait déjà dans un état avancé de décomposition.
La jeune fille que ses proches recherchaient depuis plusieurs jours se trouvait ainsi enterrée à quelques mètres de la maison familiale.
Plusieurs éléments ont conduit les proches et les enquêteurs à s’intéresser au jeune oncle maternel de Valérie, âgé de 17 ans.
Celui-ci était notamment présent au domicile au moment où la jeune fille est devenue injoignable. Des membres de la famille rapportent également plusieurs comportements jugés troublants dans les jours ayant suivi sa disparition.
L’enquête ouverte devra désormais déterminer les circonstances exactes du décès de la jeune fille, identifier son ou ses auteurs et établir le mobile du crime.
À 18 ans, Valérie Nkwanga venait d’obtenir son baccalauréat et préparait la suite de son parcours académique. Sa mort vient s’ajouter à une longue liste de crimes violents contre des femmes et des jeunes filles qui suscitent depuis plusieurs jours une vive émotion au Cameroun.
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