Dar-es-Salam : l’aide de 21 millions GNF lancée, les familles face au défi du relogement
Guinée- Le chapitre de l’hébergement d’urgence s’est refermé ce mardi 29 septembre pour les familles touchées par le drame de Dar-es-Salam et les démolitions à Hamdallaye 1. Après 36 jours passés dans les centres de Dixinn et de Bellevue, les sinistrés ont reçu une première partie de l’aide destinée à leur relogement. Une page se […]

Guinée- Le chapitre de l’hébergement d’urgence s’est refermé ce mardi 29 septembre pour les familles touchées par le drame de Dar-es-Salam et les démolitions à Hamdallaye 1. Après 36 jours passés dans les centres de Dixinn et de Bellevue, les sinistrés ont reçu une première partie de l’aide destinée à leur relogement.
Une page se tourne pour les familles accueillies depuis plus d’un mois dans les centres d’hébergement. Réunies à l’occasion de leur départ, elles ont reçu 10 millions de francs guinéens sur les 21 millions prévus par chef de famille.
La seconde partie, soit 11 millions de francs guinéens, devrait être versée dans les dix jours, selon l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH).
Pour Lancei Touré, directeur général de l’ANGUCH, cette étape intervient après une prise en charge qui a concerné près de 2 000 personnes. « Le gouvernement a pris des engagements. Il a hébergé de façon temporaire près de 2 000 personnes issues des concessions démolies dans les quartiers de Dar-es-Salam et de Hamdallaye 1. Dès le premier jour, toutes les conditions nécessaires ont été réunies pour assurer une prise en charge digne de ces sinistrés.Chaque chef de famille bénéficiera d’une enveloppe totale de 21 millions de francs guinéens versée en deux tranches », a annoncé le directeur général de l’ANGUCH.
L’enveloppe annoncée correspond à six mois de loyer, d’après les explications fournies par le responsable de l’ANGUCH : «ces montants correspondent à 6 mois de loyer calculés sur la base de 3 500 000 francs guinéens multipliés par 6 ».
Des familles suivies pendant 36 jours
Le séjour dans les centres n’a pas été limité à l’hébergement. Les services mobilisés ont également assuré une prise en charge médicale des familles.
Le bilan communiqué par l’ANGUCH fait état de 1 271 consultations, de deux accouchements et de plusieurs évacuations vers des structures sanitaires de Conakry. «Nous avons enregistré 2 accouchements, réalisé 1 271 consultations médicales et référé 48 cas au CMC de la Minière, 6 cas à l’hôpital Donka et 2 cas au centre de santé Maciré.. Nous avons actuellement 19 femmes enceintes qui se trouvent sur les deux sites », a-t-il également précisé.
Les données recueillies par l’agence font également état de plusieurs centaines de familles recensées dans les deux zones : « à Dar-es-salam : 115 concessionnaires et 511 locataires.À Hamdallaye 1 31 concessionnaires et 130 locataires, ainsi qu’une dizaine de cas en cours de règlement auprès de la gendarmerie.»
Les écoles bientôt libérées
Avec le départ des familles, les établissements scolaires réquisitionnés pour leur accueil doivent progressivement retrouver leur fonction initiale.
L’ANGUCH prévoit des travaux de remise en état après la libération des locaux. «Dès que les écoles qui ont accueilli les sinistrés auront été libérées, nous procéderons à leur remise en état », a assuré le directeur général de l’ANGUCH.
Pour les familles, cependant, le retour à l’extérieur des centres ne signifie pas nécessairement que toutes les difficultés sont réglées.
Le logement, nouvelle préoccupation
Issiaga Conté, intervenant au nom des sinistrés, a salué l’accompagnement reçu depuis le drame, notamment l’hébergement, les soins et l’assistance alimentaire : « depuis l’éboulement de la décharge de Dar es Salam, notre président et les membres du gouvernement nous ont envoyé l’ANGUCH pour s’occuper de nous. De là, ils nous ont hébergés, nourris, soignés. Nous en remercions Madame Camara Djenabou Touré pour tout son accompagnement, avec l’ANGUCH, le ministère de la Sécurité qui nous a protégés, nous vous disons merci. »
Mais l’heure du départ ravive aussi les inquiétudes concernant l’avenir immédiat des familles, notamment celui des enfants : « nous savons que nous devons libérer l’école où nous sommes depuis le drame. Nous devons partir, mais que les autorités sachent que nous n’avons pas là où aller.Peut-être que nos enfants n’étudieront pas cette année puisque nous n’avons pas où rester. »
Le gouvernement défend une réponse coordonnée
Présente à la cérémonie, la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Camara Djenabou Touré, a mis en avant la coordination entre les différents départements impliqués dans la réponse au drame : « sous le leadership du Président de la République, Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, sous la coordination de Monsieur le Premier ministre, Chef du gouvernement, Monsieur Bah Oury, les départements ministériels ont travaillé ensemble. le MATD avec le ministère de l’assainissement, la santé, la sécurité, celui de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Ça a été un travail collégial pour que les services techniques, dès que le drame est intervenu, se soient mis ensemble pour secourir les populations sinistrées de Dar-es-Salam.C’était les instructions données par la haute autorité. Nous sommes des ministres au service de la population. »
La ministre a également évoqué les personnes ayant perdu la vie lors du drame, rappelant les dispositions prises pour leur donner une sépulture digne : « nous avons travaillé en sorte que les vies soient épargnées et les personnes décédées pour lesquelles nous avons tout à l’heure observé une minute de silence soient aussi dignement enterrées avec les honneurs, même quand c’était nos frères et sœurs de la Sierra Leone. »
Après 36 jours passés dans les centres d’accueil, les familles reprennent ainsi leur chemin avec une première aide financière entre les mains. Mais derrière cette sortie officielle, une autre étape commence : trouver un logement, reconstruire le quotidien et permettre aux enfants de reprendre normalement le chemin de l’école.
**Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com **
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- Length
- 905 words · 5 min read
- Published
- September 30, 2026
- Byline
- Abdoul Sylla
- Source
- Guinee7