La reconstruction annoncée du Stade d’El Menzah pour près de 600 millions de dinars interroge.
Chapô Alors que le Grand Tunis s’apprête à engloutir près de 600 millions de dinars dans la reconstruction controversée du Stade d’El Menzah, une alternative plus audacieuse et économiquement vertueuse s’impose. En vendant cette pépite foncière enclavée au cœur de la capitale, l’État pourrait non seulement s’autofinancer, mais surtout donner naissance à deux arènes modernes à l’Ariana Nord et à Tunis-Ouest. Analyse d’un choix de civilisation urbaine qui ferait passer le sport tunisien dans le XX
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Chapô
Alors que le Grand Tunis s’apprête à engloutir près de 600 millions de dinars dans la reconstruction controversée du Stade d’El Menzah, une alternative plus audacieuse et économiquement vertueuse s’impose. En vendant cette pépite foncière enclavée au cœur de la capitale, l’État pourrait non seulement s’autofinancer, mais surtout donner naissance à deux arènes modernes à l’Ariana Nord et à Tunis-Ouest.
Analyse d’un choix de civilisation urbaine qui ferait passer le sport tunisien dans le XXIe siècle.
Introduction
En plein cœur d’une capitale asphyxiée, injecter des fonds colossaux dans une infrastructure enclavée relève d’une logique dépassée. Et si la véritable solution résidait dans un arbitrage audacieux : vendre cette pépite foncière pour financer deux grands stades modernes en périphérie ?
Le trésor caché d’El Menzah : un foncier à 500 millions de dinars
Le constat de départ est purement économique. Le complexe d’El Menzah occupe une surface stratégique d’environ 11 hectares au centre de Tunis, directement connectée aux grands axes et au réseau de métro. En zone urbaine saturée, le mètre carré y est estimé entre 3 500 et 5 000 dinars.
En déclassant ce terrain pour le céder à des promoteurs, l’État pourrait générer un gain net estimé entre 350 et 500 millions de dinars, après déduction des frais de démolition. Ce site historique pourrait alors se métamorphoser en un écoquartier moderne : un poumon vert central combinant des logements à haute efficacité énergétique, un pôle d’affaires tertiaire et de grands parkings relais pour désengorger le trafic de la capitale.
Objectif périphérie : deux « Mini-Radès » à l’Ariana Nord et à Tunis-Ouest
Avec la manne financière générée par cette transaction, la Tunisie n’abandonnerait pas le sport, elle le décentraliserait. L’enveloppe permettrait de bâtir deux grands stades neufs, conçus sur le modèle de l’enceinte de Radès, mais optimisés aux standards actuels :
*1. *Le pôle Ariana Nord (Zone Raoued / Sidi Thabet) : Pour desservir une banlieue nord en pleine expansion démographique, aujourd’hui dépourvue d’infrastructure majeure.
2. Le pôle Tunis-Ouest (Zone Manouba / Mornaguia) : Connecté à l’autoroute A3, offrant une accessibilité parfaite pour les supporters venant de l’intérieur du pays sans saturer le centre-ville.
Contrairement aux rénovations architecturales complexes et coûteuses, la construction en périphérie offre des terrains plats, un foncier public disponible et une liberté totale d’aménagement.
Modernité, rentabilité et ferveur populaire
Ces deux nouvelles arènes abandonneraient la configuration désuète des stades olympiques avec piste d’athlétisme. À l’image des grands stades modernes, il s’agirait d’arènes de football pur, où les tribunes se situent au plus près de la pelouse pour maximiser l’ambiance et la ferveur des supporters.
Pour garantir une viabilité financière à long terme, ces projets reposeraient sur deux piliers :
• Une pelouse synthétique FIFA Quality Pro : Un choix impératif pour la Tunisie. Il supprime les coûts d’arrosage astronomiques en période de stress hydrique et permet une utilisation intensive (plus de 30 heures par semaine) pour les clubs pros, les académies de jeunes et les événements communautaires.
• Des espaces commerciaux intégrés : Contrairement à El Menzah où l’espace est contraint, ces nouveaux stades intégreraient des boutiques, des cafés et des centres de fitness sous les tribunes, assurant des revenus réguliers aux municipalités 365 jours par an.
Conclusion : Un choix de civilisation urbaine
Continuer à investir des centaines de millions de dinars dans un stade d’El Menzah enclavé est une solution à court terme. Utiliser le foncier du centre-ville pour restructurer la capitale tout en offrant deux infrastructures sportives de standing international à la périphérie est une vision d’avenir. Il est temps de faire passer le sport et l’urbanisme tunisien dans le XXIe siècle.
***Mustapha Stambouli ***
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- 628 words · 3 min read
- Published
- November 3, 2026
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- satarbf
- Source
- Tunisie Focus