Côte d’Ivoire : entre petit commerce et charges familiales, le quotidien de Fatoumata Binta Barry
Installée depuis 2017 à Blablata, dans le département de Bonon, au centre-ouest de la Côte d’Ivoire, Fatoumata Binta Barry, originaire de Bassara, dans la préfecture de Koubia, mène un quotidien partagé entre petit commerce, responsabilités familiales et nostalgie du pays natal. À la devanture de la boutique de son mari, cette Guinéenne multiplie les activités, […] The post Côte d’Ivoire : entre petit commerce et charges familiales, le quotidien de Fatoumata Binta Barry first appeared on Guineem
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Installée depuis 2017 à Blablata, dans le département de Bonon, au centre-ouest de la Côte d’Ivoire, Fatoumata Binta Barry, originaire de Bassara, dans la préfecture de Koubia, mène un quotidien partagé entre petit commerce, responsabilités familiales et nostalgie du pays natal. À la devanture de la boutique de son mari, cette Guinéenne multiplie les activités, notamment la vente de bouillie et de charbon, pour contribuer aux dépenses du foyer. Mais derrière cette volonté de soutenir sa famille se cachent aussi les difficultés liées à la gestion du ménage et l’éloignement des siens. Entre courage et solitude, elle raconte son quotidien dans cette localité ivoirienne où les compatriotes guinéennes se font rares.
À la devanture de la boutique de son mari, dame Fatoumata multiplie les petites activités pour subvenir aux besoins de sa famille. De la vente de bouillie à celle du charbon, l’objectif est clair. « Combler au moins les petites dépenses. Cela va aider l’époux, qui est déjà acculé par les charges. On ne doit pas tout attendre de lui. Nous avons des enfants qui sont à l’école. En termes d’activités, je jongle entre la vente de charbon et celle de la bouillie. Et je ne me plains pas du tout. À chaque fois que je sors le matin, ça marche. Le charbon aussi, malgré la pression, je dirais que ça va », explique Fatoumata Binta Barry.
Bien que ses activités soient rentables, dame Fatoumata dit être confrontée à plusieurs difficultés, notamment à la pression qu’elle subit au quotidien, ce qui l’empêche parfois de mener à bien ses activités. « C’est surtout au niveau du charbon que j’éprouve des difficultés. Avec l’entretien de la maison et les enfants qui vont à l’école, je me retrouve parfois à bout de souffle, étant seule. Ce qui fait que je ne m’implique pas tout le temps. Les clients viennent souvent sans en trouver. Parfois, j’attache au moins deux sacs de charbon, qui s’écoulent en trois à quatre jours. Je dépense 5 000 FCFA par sac. Après la vente, mes recettes tournent autour de 500 à 1 000 FCFA, en fonction de la quantité et de la qualité du charbon », relève-t-elle.
Contrairement à Bonon, la grande ville où l’on enregistre un nombre important de compatriotes, la localité de Blablata ne compterait que deux femmes guinéennes. Là, dame Fatoumata, née à Daloa au sein d’une importante communauté guinéenne, et sa concitoyenne vivent dans la nostalgie et une certaine solitude. « Ici, nous ne sommes que deux compatriotes guinéennes. Toutes les autres sont à Bonon, à plus de trois kilomètres d’ici. Nous sommes vraiment très nostalgiques ici. En cas d’urgence, j’appelle celle qui est la plus proche de moi, et nous en parlons. À Daloa, où je suis née, notre communauté est nombreuse. Mais, en tant que femme, on quitte toujours ses parents. Donc, je suis là où se trouve mon époux. C’est obligatoire. C’est pourquoi je suis là. »
De retour de Bonon (Côte d’Ivoire) , Mamadou Malal Baldé pour Guineematin.com
Tél. : +225 01 42 24 28 28
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About this article
- Length
- 528 words · 3 min read
- Published
- October 31, 2026
- Byline
- Mamadou Yaya Diallo
- Source
- Guineematin.com