« Insultes, tribalisme, deux poids deux mesures » : Nourane Fotsing se confie sur les vraies raisons de son départ du PCRN

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Nourane Fotsing a visiblement accumulé les frustrations avant de claquer la porte du PCRN le 26 septembre dernier. Sur le plateau d’Obama Time, la parlementaire est revenue sur plusieurs années de tensions avec son ancienne formation politique. Derrière une rupture qui semblait prévisible, elle décrit un climat de dénigrement et un sentiment d’abandon face aux attaques dont elle affirme avoir été victime.
Selon la députée, les difficultés ont commencé après son élection à l’Assemblée nationale en 2020. Elle soutient avoir régulièrement essuyé des insultes, des propos haineux et des attaques à caractère tribal visant aussi bien sa personne que sa communauté. Ce qu’elle reproche surtout à la direction du PCRN, c’est de n’avoir jamais pris de mesures pour mettre fin à ces comportements.
Alors qu’elle espérait un recadrage ou des sanctions contre les auteurs de ces attaques, Nourane Fotsing affirme n’avoir obtenu aucune réaction à la hauteur de ses attentes. Une situation devenue, au fil des années, difficilement supportable. « Quand on touche à l’essentiel de la personne, il faut savoir dégager », a-t-elle expliqué pour justifier sa décision.
Parmi les épisodes qui ont précipité la rupture, la députée cite la polémique née de sa visite à la première dame, Chantal Biya, à l’occasion de la présentation des vœux. Elle raconte avoir été critiquée par le président de son parti pour s’être rendue à la présidence de la République sans en informer préalablement la formation politique ni obtenir son autorisation.
Une réaction qu’elle juge d’autant plus injuste que Cabral Libii avait lui-même participé à une cérémonie de présentation des vœux au chef de l’État. Pour Nourane Fotsing, cette différence de traitement illustre une pratique de « deux poids, deux mesures » au sein du PCRN.
« Je n’ai reçu aucun soutien financier »
La députée affirme également n’avoir bénéficié d’aucun soutien financier du PCRN, ni pendant sa campagne électorale de 2020 ni durant l’exercice de son mandat parlementaire. À l’inverse, elle assure avoir consacré plusieurs dizaines de millions de FCFA aux activités liées à son engagement au sein de cette formation.
Malgré cette accumulation de griefs, Nourane Fotsing ne renie pas les qualités politiques de Cabral Libii. Elle décrit son ancien président comme un homme « extrêmement brillant, ambitieux et ayant une très bonne vision pour la jeunesse ». Des compliments qui n’effacent cependant pas les désaccords ayant conduit à leur séparation politique.
Mais les désaccords ne se limitent pas aux questions de discipline partisane. La parlementaire conteste également le discours selon lequel elle devrait son ascension politique au parti de Cabral Libii.
« Rien n’est plus hypocrite que de dire que le PCRN m’a fabriquée. Je suis députée grâce à notre travail, au travail que j’ai accompli sur le terrain avec mes différentes équipes, que ce soit avec Charles Hamel, qui était mon directeur de campagne à l’époque, ou avec les autres collaborateurs. C’est nous qui avons travaillé », a-t-elle martelé, ainsi que l’a relayé Lebledparle.com dans un précédent article sur le sujet.
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- 499 words · 2 min read
- Published
- October 26, 2026
- Byline
- LMZ
- Source
- Le Bled Parle