
Trois citoyens américains d’origine camerounaise viennent d’écoper de lourdes peines de prison aux États-Unis. La justice américaine leur reproche d’avoir financé les mouvements séparatistes ambazoniens, avec un lien direct établi dans l’enlèvement de l’archevêque Cardinal Christian Tumi. Le verdict est tombé, et il fait mal. Des peines allant jusqu’à 15 ans de prison ferme Le […] L’article Ambazonie : 3 Américains d’origine camerounaise condamnés aux USA est apparu en premier sur 237online.com
Trois citoyens américains d’origine camerounaise viennent d’écoper de lourdes peines de prison aux États-Unis. La justice américaine leur reproche d’avoir financé les mouvements séparatistes ambazoniens, avec un lien direct établi dans l’enlèvement de l’archevêque Cardinal Christian Tumi. Le verdict est tombé, et il fait mal.
Le tribunal américain n’a pas fait dans la demi-mesure. Francis Chenyi Sr. écope de 180 mois de prison ferme, soit 15 ans. Même peine pour Lah Nestor Langmi. Claude Ngenevu Chi, lui, s’en sort avec 63 mois.
Ce que la justice américaine a démontré, c’est la participation active de ces trois hommes au financement des mouvements séparatistes qui sévissent dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest camerounais. Le dossier évoque aussi leur implication dans le kidnapping du Cardinal Christian Tumi, figure religieuse respectée, enlevé en 2020 dans des circonstances qui avaient choqué l’opinion nationale.
C’est un dossier qui remonte à plusieurs années. Mais le jugement, lui, vient d’être rendu.
Difficile de ne pas y voir un tournant dans la manière dont Washington traite les réseaux de financement de la crise anglophone. Depuis le début du conflit, une partie de la diaspora camerounaise aux États-Unis est soupçonnée d’alimenter financièrement les groupes armés séparatistes, sans que la justice américaine n’intervienne aussi frontalement.
Cette fois, c’est fait. Et le message envoyé dépasse largement le cas de ces trois hommes.
Pour Yaoundé, cette condamnation arrive comme une validation tardive mais bienvenue. Le gouvernement camerounais a toujours pointé du doigt le rôle de la diaspora dans le financement du conflit, sans toujours obtenir de réponse judiciaire à l’étranger. Cette fois, la justice américaine confirme une partie du narratif officiel.
Reste que rien ne confirme à ce stade si d’autres poursuites sont en cours contre des figures similaires. Le signal est clair, mais il ne dit pas tout.