Massacre du 17 octobre 1961 : le mépris des morts, le naufrage moral de David Lisnard
« Je n’en ai rien à cirer. » Telle est la réponse de David Lisnard, maire de Cannes, président de l’Association des maires de France et candidat à la présidentielle de 2027, lorsqu’il a été interrogé sur ce qui s’est passé le 17 octobre 1961, où une manifestation pacifique d’Algériens avait été réprimée dans le…

« Je n’en ai rien à cirer. » Telle est la réponse de David Lisnard, maire de Cannes, président de l’Association des maires de France et candidat à la présidentielle de 2027, lorsqu’il a été interrogé sur ce qui s’est passé le 17 octobre 1961, où une manifestation pacifique d’Algériens avait été réprimée dans le sang par la police française.
Voilà donc toute la hauteur de vue de ce monsieur, qui ne s’élève manifestement pas au-dessus de son propre mépris face à des hommes tabassés, raflés, entassés dans des fourgons et précipités dans la Seine, le 17 octobre 1961 à Paris, pour avoir osé manifester pacifiquement pour leur dignité et leurs droits.
La mémoire de nos morts n’attend pas sa compassion
Qu’il cultive son ignorance et en fasse un étendard, c’est son affaire. Mais qu’il ne s’imagine pas que la mémoire de nos morts attend sa compassion dérisoire pour entrer dans l’Histoire.
Son indifférence n’efface rien de l’Histoire. Elle révèle, en revanche, la bassesse de celui qui l’affiche. Ignorer un massacre relève de l’ignorance. Le connaître et s’en vanter avec un tel mépris relève de l’indécence et de la déchéance morale. Et c’est précisément ce qu’il a choisi.
L’Histoire retiendra les victimes, les responsables, et ceux qui ont arraché la vérité à des décennies de silence. Son mépris, lui, ne retiendra personne. Il ne déshonore que son auteur. Un triste sire, aussi vil que méprisable.
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- 261 words · 1 min read
- Published
- October 22, 2026
- Byline
- Amar Belani
- Source
- TSA