Babacar Fall dénonce un « report de fait » et réclame un dialogue sur ses raisons
Babacar Fall estime que les élections locales sont entrées dans un « report de fait » et demande une concertation sur les raisons du décalage et les contraintes.

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La date des prochaines élections locales n’est pas fixée, mais Babacar Fall estime que le scrutin est déjà entré dans un « report de fait ». Le coordinateur du Groupe de recherche et d’appui conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (GRADEC) réclame une discussion sur les raisons du décalage.
Opposé au couplage des élections, il considère que les locales auraient dû se tenir à leur échéance. La société civile avait déjà défendu cette position lors d’un point de presse organisé quelques semaines auparavant. Les reports antérieurs, rappelle-t-il, avaient chacun une raison précise, notamment ceux de 2001 et 2007, puis le report qui a conduit au scrutin de 2022.
Les élections locales sont au cœur de la discussion sur le calendrier. Selon Babacar Fall, les dispositions du Code électoral prévoient un mandat de cinq ans pour les conseillers municipaux. Il estime que le scrutin aurait dû être organisé le 23 décembre, selon la règle qu’il invoque sur la période précédant la fin du mandat. Le 17 janvier 2027 aurait ensuite constitué, selon lui, une autre échéance possible, après la période des fêtes.
Dans son entretien avec Rts, il reproche aux autorités l’absence de concertation sur la date et les raisons d’un éventuel report. Il juge que le silence et le flou ont conduit à une situation qu’il qualifie de « report de fait », alors qu’aucune décision formelle n’a été prise. Les élections territoriales ont déjà connu au moins cinq reports depuis 1984, liés notamment à des réformes institutionnelles ou à des crises politiques.
Babacar Fall conteste aussi une interprétation des textes qui permettrait, selon lui, de repousser les élections jusqu’en décembre 2027. Il estime qu’un scrutin organisé en juin ou en décembre 2027 interviendrait au-delà des cinq années de mandat. Sans remettre en cause la Cour suprême, il dit voir une lecture erronée des dispositions concernées et plaide pour un consensus, suivi d’un projet de loi présenté à l’Assemblée nationale.
Les contraintes financières et les réformes de l’Acte 4 de la décentralisation peuvent, selon lui, alimenter la discussion. Une éventuelle fusion de communes pourrait notamment modifier la carte électorale. Il demande que les acteurs politiques et sociaux soient associés à l’examen de ces difficultés, par le président de la République ou l’autorité chargée des élections. Il souligne enfin qu’une élection coûte des dizaines de milliards.
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About this article
- Length
- 388 words · 2 min read
- Published
- October 5, 2026
- Byline
- Abdou Nar Dia
- Source
- Senego