Ousmane Sonko piège Bassirou Diomaye Faye, les dessous de l’offensive à l’Assemblée
Le groupe parlementaire Pastef/Les Patriotes maintient son opposition au projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 en l’état. Après deux jours de travaux en commission des Finances et du Contrôle budgétaire, la majorité parlementaire a exposé ses exigences en vue d’une éventuelle adoption du texte. Investissements publics, baisse du coût de l’énergie, transparence budgétaire, rationalisation du secteur parapublic et sincérité des comptes publics constituent les cinq principaux points d

Le groupe parlementaire Pastef/Les Patriotes maintient son opposition au projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 en l’état. Après deux jours de travaux en commission des Finances et du Contrôle budgétaire, la majorité parlementaire a exposé ses exigences en vue d’une éventuelle adoption du texte. Investissements publics, baisse du coût de l’énergie, transparence budgétaire, rationalisation du secteur parapublic et sincérité des comptes publics constituent les cinq principaux points de blocage. Le message est sans ambiguïté. Pour Pastef, le Gouvernement doit revoir sa copie s’il veut obtenir le feu vert de sa propre majorité parlementaire. Dans un communiqué, le groupe précise que son opposition au PLFR en l’état ne signifie pas un refus de réviser le budget pour tenir compte des nouvelles contraintes économiques. Elle traduit plutôt des désaccords sur les arbitrages budgétaires, les modalités de financement et les garanties fournies aux députés. « L’Assemblée nationale n’est pas une chambre d’enregistrement », rappelle le groupe parlementaire, qui déplore que ses préoccupations et les demandes de la commission n’aient pas reçu toute la considération institutionnelle attendue.
Première condition : préserver les investissements publics et les priorités sociales.
Pastef réclame le réexamen des coupes touchant notamment la santé, l’éducation, la formation professionnelle, l’hydraulique, les infrastructures et l’industrie. Les ajustements devraient, selon le groupe, porter prioritairement sur les dépenses non essentielles.
Deuxième exigence : protéger le pouvoir d’achat.
Toute réduction des subventions énergétiques devrait s’accompagner d’une baisse de la fiscalité sur les produits pétroliers et des coûts d’approvisionnement et de production de l’électricité, sans hausse des factures supportées par les ménages et les entreprises.
Troisième point : faire toute la lumière sur les 120 milliards de FCFA liés au Projet autonome de réponse d’urgence contingente (CERP).
Le groupe réclame des éclaircissements sur les accords conclus avec la Banque mondiale, l’origine et l’affectation des ressources, ainsi que sur les conséquences des reports de crédits d’investissement.
Quatrième condition : accélérer la rationalisation du secteur parapublic.
Pastef demande la mise en œuvre de la suppression annoncée de 19 entités et la réalisation d’économies nettes d’au moins 55 milliards de FCFA sur trois ans. Le groupe réclame également une réduction des dépenses de fonctionnement non prioritaires et un meilleur contrôle des fonds spéciaux.
Cinquième exigence : garantir la sincérité des comptes publics.
La majorité parlementaire exige des justifications sur la sincérité des déficits projetés pour 2026 et 2027, les ajustements en cours, le rebasage et le niveau réel d’exécution des dépenses. Elle réclame également les rapports d’audit de l’Inspection générale des finances sur la dette non financière et de Forvis Mazars, ainsi que des précisions sur les engagements financiers de l’État et la soutenabilité de la dette. Malgré ce bras de fer, Pastef se dit disponible pour échanger avec l’Exécutif avant la séance plénière, dans l’espoir de parvenir à un accord. Le groupe estime que les décisions engageant durablement les finances publiques doivent reposer sur une information complète et un contrôle parlementaire effectif. Pour la majorité parlementaire, le redressement des finances publiques ne doit sacrifier ni le pouvoir d’achat des Sénégalais ni les investissements indispensables au développement du pays. Reste à savoir si le Gouvernement répondra favorablement à ces cinq exigences afin de dénouer l’impasse autour du
PLFR 2026.
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About this article
- Length
- 532 words · 3 min read
- Published
- October 24, 2026
- Byline
- Thierno Gueye
- Source
- Senenews