ADHA appelle à faire appliquer la loi plutôt qu’à ajouter des textes sur le travail
L’ONG ADHA estime que les droits des travailleurs restent insuffisamment respectés malgré les réformes et appelle à renforcer les inspections et la protection sociale.

« La politique n’est pas une immunité juridique » : l’ONG ADHA met en garde contre l’idée que les réseaux ou la proximité avec le pouvoir puissent protéger de responsabilités professionnelles et sociales.
Malgré l’adoption par l’Assemblée nationale de nouveaux Codes du travail et de la sécurité sociale, l’organisation constate que les droits professionnels et sociaux de nombreux travailleurs ne sont pas pleinement respectés. Le ministre Mamadou Lamine Dianté présente ces textes comme une avancée destinée à mieux protéger les travailleurs tout en préservant la compétitivité des entreprises. Mais les désaccords persistent, notamment autour de l’encadrement des contrats à durée déterminée : la secrétaire générale de l’UNSAS, Marie Yvette Keita, estime que les règles restent floues et dénonce un passage en force.
Dans son communiqué relayé par Le Dakarois 221, l’ADHA soutient qu’un pays qui veut retenir sa jeunesse doit garantir la dignité au travail. Elle évoque des jeunes Sénégalais partis après avoir connu le chômage, la précarité ou des expériences professionnelles marquées par des droits bafoués. La portée concrète des réformes et leur application sur le terrain deviennent ainsi un enjeu central, au-delà de leur adoption.
La position de l’ADHA sur les droits du travail est claire : un nouveau code ne doit pas se limiter à ajouter des dispositions. L’État doit, selon elle, renforcer les moyens humains, matériels et financiers des Inspections du travail, ainsi que leurs prérogatives. Le ministre a lui aussi plaidé pour davantage d’effectifs, d’équipements et de moyens pour ces services, alors que les tensions avec les syndicats n’étaient pas dissipées.
L’organisation appelle aussi à une réforme de la protection sociale et à un audit indépendant du recouvrement des cotisations, de leur suivi et de la gestion des droits sociaux. Elle alerte par ailleurs sur l’usage de la proximité politique pour bâtir des réseaux d’influence ou se soustraire aux responsabilités professionnelles et sociales.
L’ADHA affirme qu’elle poursuivra son travail de documentation, d’alerte et de défense des droits des travailleurs, sans distinction de statut, de fortune ou de proximité politique.
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- Length
- 335 words · 2 min read
- Published
- September 30, 2026
- Byline
- Faty BA
- Source
- Senego