
La deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale s’ouvre ce mardi 1er septembre 2026, dans un contexte marqué par un bras de fer procédural entre l’Exécutif et le pouvoir législatif. Convoquée par le président Bassirou Diomaye Faye, la session a pour ordre du jour la Déclaration de politique générale du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô. ** Ainsi, la session démarre, la date des débats reste à fixer**…
Mais contrairement à l’annonce initiale du gouvernement, le Premier ministre ne devrait pas prononcer sa DPG ce mardi.
La séance prévue à 10 heures sera consacrée à l’ouverture officielle de la session extraordinaire, au constat du quorum puis à la levée de la séance. La suite du calendrier devra être arrêtée par la Conférence des présidents.
À l’origine de cette situation, une divergence d’interprétation de la procédure parlementaire.
Le gouvernement avait annoncé la DPG d’Al Aminou Lô pour le 1er septembre, à 9 heures. Le Premier ministre avait lui-même fait part, dans une correspondance adressée le 24 août au président de l’Assemblée nationale, de sa disponibilité pour cette date.
Le président de la République a ensuite signé, le 24 août, le décret n°2026-1530 convoquant l’Assemblée nationale en deuxième session extraordinaire à compter du 1er septembre.
Le texte inscrit la DPG du chef du gouvernement comme ordre du jour unique, sans pour autant fixer explicitement la date de la séance plénière consacrée à cet exercice.
C’est précisément sur ce point que le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a rappelé les règles.
Le Bureau de l’institution s’est appuyé sur l’article 109 du règlement intérieur, qui prévoit que l’Assemblée nationale doit être informée au moins huit jours avant la date retenue pour la DPG. Selon le Bureau, cette formalité relève du président de la République et non du Premier ministre.
Le rappel de Sonko revient donc à distinguer deux choses : l’ouverture de la session extraordinaire et la fixation de la date de la DPG.
La première est prévue ce 1er septembre. La seconde doit intervenir après l’ouverture de la session, à travers la Conférence des présidents, qui devra également déterminer les modalités d’organisation des débats.
Ainsi, le rendez-vous annoncé par l’Exécutif pour ce 1er septembre se transforme en une première étape institutionnelle.
Al Aminou Lô devra encore patienter avant de faire face aux députés pour défendre sa feuille de route.
La balle est désormais dans le camp de la Conférence des présidents, appelée à fixer la nouvelle date de la DPG dans le respect de la procédure parlementaire.