« L’avenir du gaz est devant nous » : le GECF appelle à un système énergétique plus flexible
De notre envoyé spécial à Moscou, Le secrétaire général du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), le Dr Philip Mshelbila, a plaidé ce mardi pour un système gazier mondial plus fiable, plus souple et mieux financé. Il s'exprimait en marge du 8e sommet du GECF, organisé à Moscou. Devant le président russe Vladimir Poutine, des chefs d'État et de gouvernement, des ministres et des chefs de délégation, le responsable a salué la tenue du sommet dans la capitale russe. « En tant que Secrétaire Gén

De notre envoyé spécial à Moscou,
Le secrétaire général du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), le Dr Philip Mshelbila, a plaidé ce mardi pour un système gazier mondial plus fiable, plus souple et mieux financé. Il s'exprimait en marge du 8e sommet du GECF, organisé à Moscou. Devant le président russe Vladimir Poutine, des chefs d'État et de gouvernement, des ministres et des chefs de délégation, le responsable a salué la tenue du sommet dans la capitale russe. « En tant que Secrétaire Général du GECF, je salue chaleureusement tous les participants au 8e sommet dans cette ville historique de Moscou », a-t-il déclaré. Il a rappelé que « c'est à Moscou que nous avons signé l'accord sur le fonctionnement du GECF en 2008 », avant de remercier « Vladimir Poutine ainsi que le peuple russe pour l'accueil chaleureux et l'hospitalité qui nous ont été réservés ». Il a également souligné l'hospitalité constante dont bénéficie l'organisation à Doha, au Qatar, où se trouve son siège.
Un système énergétique éprouvé par les crises
Le Dr Mshelbila a rappelé que le système énergétique mondial « subit toujours des épreuves à cause de différentes perturbations, la pandémie de COVID-19, les tensions géopolitiques, des restrictions unilatérales et autres changements profonds dans les marchés énergétiques ». Il a cité en exemple la perturbation récente des livraisons dans le détroit d'Ormuz, qui a montré, selon lui, que « les changements géopolitiques peuvent influer sur l'énergie et engendrer des conséquences qui vont au-delà de la place où ces difficultés se sont produites ». Il a estimé que ce système « n'est pas assez flexible pour l'instant ». Les prix au comptant ont, a-t-il affirmé, « doublé depuis le mois de février », et cette hausse « impacte directement les consommateurs du gaz ». Il a donc appelé à « assurer des nouvelles capacités pour liquéfier le gaz et explorer de nouveaux marchés », ainsi qu'à « confirmer la coopération internationale, la fiabilité et la flexibilité du système gazier mondial ». Le secrétaire général a défendu le rôle central du gaz naturel dans la transition. « C'est le combustible le plus écologique, c'est la source d'énergie la plus flexible », a-t-il avancé, ajoutant que le passage du charbon au gaz « permettra de baisser le niveau des émissions » et facilite l'intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique. Le GNL et le gaz naturel peuvent aussi, selon lui, constituer « une bonne base pour le développement de la pétrochimie » et contribuer à « la sécurité alimentaire » comme au « développement économique ». Sur les perspectives, le Dr Mshelbila a indiqué que « la demande mondiale du gaz naturel augmentera de 26 % à peu près ». Il a précisé que le secteur énergétique représentera presque la moitié de cette demande et que la région Asie-Pacifique concentrera à elle seule 57 % de la croissance. « L'avenir du gaz est devant nous, on ne le connaît pas encore. On ne peut pas rester les bras croisés », a-t-il martelé.
Un appel à investir dans toute la chaîne gazière
Face à cette trajectoire, il a plaidé pour des investissements accrus « dans tous les domaines : exploitation, traitement, transport, production de GNL », ainsi que dans les terminaux de stockage et les infrastructures. « Oui, cela exige des capitaux, mais il faut également assurer le mix énergétique de l'avenir », a-t-il insisté, en appelant à soutenir les gisements existants tout en développant de nouveaux projets et la recherche géologique. Les contrats à long terme permettraient, selon lui, de répartir les risques entre producteurs et consommateurs. « La demande sécurisée va de pair avec l'offre sécurisée », a-t-il résumé. Le secrétaire général a rappelé que les pays du
GECF
, répartis sur quatre continents, « possèdent 70 % du gaz naturel prouvé » et assurent « la moitié de toutes les exportations du GNL ». Il a ajouté un chiffre qu'il juge trop rarement cité : ces pays réunissent « plus de 10 % de la population de la planète ». « Il s'agit des gens, des droits souverains de nos pays d'utiliser leurs ressources naturelles pour le bien de nos peuples. C'est le principe qui est la base de la charte du GECF », a-t-il déclaré. Le Dr Mshelbila a reconnu que les pays membres font face à des situations contrastées. « Certains sont confrontés à des mesures de restriction unilatérale et cela leur coupe l'accès au marché, au financement, d'autres sont confrontés aux conflits et autres défis majeurs », a-t-il noté. Il a toutefois mis en avant des exemples de réussite : « Certains pays du GECF montrent que les ressources naturelles peuvent être utilisées pour créer une infrastructure technologique pour diversifier l'économie. » Et de conclure : « Nous ne nous contentons pas d'utiliser les ressources aujourd'hui, nous les transformons pour qu'elles puissent être utilisées par les générations à venir. »
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- 818 words · 4 min read
- Published
- October 27, 2026
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- Senenews