À Saint-Louis, Idrissa Ndiaye veut faire de la brèche un chantier prioritaire
Le nouveau président de l’URPAS, Idrissa Ndiaye, veut faire de la brèche de Saint-Louis un chantier prioritaire et appelle l’État à consulter les acteurs de la pêche.

À Saint-Louis, la brèche de la Langue de Barbarie reste un passage dangereux pour les pêcheurs : plusieurs personnes ont perdu la vie dans des chavirements de pirogues. À Guet Ndar, la mer fait vivre les pêcheurs, mais elle menace aussi leurs maisons et les activités liées au littoral.
Lors de l’assemblée générale organisée samedi à Guet Ndar, Idrissa Ndiaye a été porté à la présidence de l’Union régionale des pêcheurs artisanaux de Saint-Louis (URPAS). Il veut placer la gestion de cette ouverture au cœur du travail du nouveau bureau.
Le nouveau président considère la brèche comme un obstacle majeur pour les pêcheurs et estime que la pêche artisanale est en danger. Il appelle l’État à engager des concertations sérieuses avec les acteurs de la filière à Saint-Louis.
Creusée en 2003 pour réduire les risques d’inondation qui menaçaient la ville, la brèche a aussi renforcé l’érosion et les phénomènes de submersion. À Guet Ndar, plusieurs centaines de mètres de littoral ont disparu en quelques années, fragilisant les habitations. Des maisons ont été détruites et des familles déplacées, parfois vers des sites éloignés de leur cadre de vie habituel.
Selon APS, Idrissa Ndiaye estime que le désespoir pousse certains mareyeurs à prendre la voie de l’émigration clandestine. À ses débuts, l’ouverture mesurait 4 mètres de largeur et 1,5 mètre de profondeur.
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About this article
- Length
- 220 words · 1 min read
- Published
- October 25, 2026
- Byline
- Abdou Nar Dia
- Source
- Senego