Le régime militaire Algérien saute pieds-joints dans le bourbier du Niger : Un suicide économique et diplomatique: inévitable
Après ses revers diplomatiques au Sahel, le régime militaire algérien semble vouloir compenser son recul par une démonstration de force aussi risquée qu’irresponsable. Envisager d’envoyer des soldats au Niger, c’est prendre le risque de transformer une ambition de puissance en fiasco militaire, économique et diplomatique.
À force de vouloir imposer son statut de puissance régionale, Alger risque de s’enfoncer dans un bourbier dont elle ne maîtrisera ni les règles ni l’issue. Après l’affaiblissement de sa médiation au Mali et la dégradation de ses relations avec Bamako, le pouvoir algérien semble tenté par une fuite en avant militaire pour reconquérir une influence perdue sur le terrain diplomatique.
Le prétexte de la protection des investissements de Sonatrach et des projets énergétiques ne suffit pas à justifier une aventure aussi lourde de conséquences. Où seront déployées les troupes ? Pour combien de temps ? À quel coût ? Et surtout, que fera Alger si ses soldats sont attaqués ou si la crise politique nigérienne s’aggrave ?
Le véritable danger est celui de l’engrenage : une mission présentée comme une opération de protection pourrait rapidement se transformer en intervention prolongée, mobilisant toujours plus de moyens et exposant les militaires algériens à des conflits qu’ils ne contrôlent pas.
Le Sahel a déjà démontré les limites de la puissance militaire. L’expérience française devrait suffire à rappeler qu’on ne stabilise pas une région complexe à coups de déploiements et de démonstrations de force. Pourquoi Alger serait-elle à l’abri de cet enlisement ?
Sur le plan économique, la facture pourrait être particulièrement lourde : logistique, équipements, ravitaillement et sécurisation des positions. Autant de dépenses qui risquent de fragiliser la rentabilité des investissements que cette opération prétend défendre.
Sur le plan diplomatique, l’effet pourrait être tout aussi désastreux. Une présence militaire mal calibrée ne restaurera pas automatiquement la confiance des voisins et pourrait entraîner l’Algérie dans des rivalités régionales supplémentaires.
Le paradoxe est accablant : en prétendant défendre la souveraineté et les intérêts nationaux, le régime algérien risque d’exposer ses soldats, de gaspiller les ressources publiques et d’aggraver son isolement régional.
Avant de franchir le Rubicon, Alger ferait mieux de répondre à une question essentielle : comment sortir du Niger si l’opération tourne mal ? Car dans le bourbier sahélien, entrer peut relever d’une décision politique. En sortir sans pertes, sans humiliation et sans désastre financier est une tout autre affaire.
Au Niger, le régime militaire algérien joue avec le feu. Et cette fuite en avant pourrait bien se transformer en un coûteux suicide économique et diplomatique.
Abderrazzak Boussaid/Le7tv
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- 420 words · 2 min read
- Published
- October 26, 2026
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- le7tv
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- LE7TV