Assemblée nationale : Ce que Macky Sall pense de la commission d’enquête parlementaire
Par la voix de l'Alliance pour la République (APR), le camp de Macky Sall rompt le silence sur les commissions d'enquête parlementaire en cours. L'ancien parti au pouvoir y voit un « cirque médiatique » orchestré par Pastef, au détriment de la recherche de la vérité. La réaction de l'APR intervient au terme d'une semaine d'auditions particulièrement suivies à l'Assemblée nationale. Devant la commission d'enquête sur le patrimoine bâti de l'État, plusieurs témoignages ont mis en cause la gestion

Par la voix de l'Alliance pour la République (APR), le camp de Macky Sall rompt le silence sur les commissions d'enquête parlementaire en cours. L'ancien parti au pouvoir y voit un « cirque médiatique » orchestré par Pastef, au détriment de la recherche de la vérité. La réaction de l'APR intervient au terme d'une semaine d'auditions particulièrement suivies à l'Assemblée nationale. Devant la commission d'enquête sur le patrimoine bâti de l'État, plusieurs témoignages ont mis en cause la gestion de l'ancien régime. L'ancien directeur général de la Sogepa, Yaya Abdoul Kane, a notamment affirmé que l'attribution de deux villas du Point E à l'ancien procureur Serigne Bassirou Guèye avait été décidée sur instruction de Macky Sall. C'est dans ce contexte que la formation fondée par l'ancien chef de l'État a pris position. Le parti se dit « outré par le spectacle ayant cours, depuis le début de la semaine, à l'Assemblée nationale », qu'il qualifie de « farce de mauvais goût ». Au cœur de la critique de l'APR de Macky Sall se trouve la forme prise par les auditions. Selon le parti, cette « théâtralisation finit par transformer une procédure institutionnelle sérieuse en un cirque médiatique ». L'ancien parti au pouvoir y lit une stratégie délibérée, guidée par « la recherche du "buzz" et la manipulation des masses ». L'APR déplore « cette mise en scène des auditions », réalisée à ses yeux « au détriment de la recherche de la vérité ». Elle reproche aux parlementaires de poser des questions pensées pour leur impact médiatique immédiat plutôt que pour éclaircir les faits. « Du coup, l'enquête s'apparente plus à un procès d'intention public où le principe de la présomption d'innocence est bafoué pour complaire à l'audimat », affirme le parti.
« Une commission d'enquête n'est pas un tribunal »
La ligne défendue par le camp de Macky Sall repose sur une lecture stricte du rôle du Parlement. Le parti rappelle qu'une commission d'enquête parlementaire « n'est pas un tribunal ». Elle a vocation à établir des faits, non à prononcer des culpabilités. Partant de ce principe, l'APR de Macky Sall accuse directement la majorité. « En transformant l'Assemblée nationale en plateau de talk-show, les élus de Pastef affaiblissent l'autorité et la solennité de la fonction parlementaire », soutient-elle. Le parti se dit d'ailleurs « persuadé que ces commissions d'enquête parlementaire reflètent une arène partisane où l'on cherche à marquer des points politiques au lieu d'œuvrer pour l'intérêt général ». L'ancien parti au pouvoir déplace également le débat sur le terrain budgétaire. Il souligne qu'une commission d'enquête mobilise d'importants moyens humains et financiers. Utiliser ces fonds publics à des fins de communication partisane constituerait, selon lui, un dévoiement des ressources de l'État. Au-delà de la dénonciation,
l'APR
adresse un message aux élus de l'opposition. Elle leur demande de se démarquer de ce qu'elle considère comme une mise en scène, et de ne pas cautionner par leur participation une démarche qu'elle juge davantage politique qu'institutionnelle.
Follow the story
About this article
- Length
- 495 words · 2 min read
- Published
- October 11, 2026
- Byline
- Diack Sall
- Source
- Senenews