L’exception et la règle
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Mercredi 23 septembre au soir, quelques heures avant l’annonce des résultats, un chiffre avait particulièrement attiré l’attention : 38,02%. Celui de la participation.
Et pour cause. L’histoire récente des législatives marocaines semblait avoir installé une sorte de logique. Lorsque le parti arrivé en tête changeait, ce changement s’accompagnait toujours d’une poussée de la participation.
En 2007, elle était de 37%. En 2011, lorsque le PJD passe devant l’Istiqlal, elle grimpe à 45,4%, soit plus de huit points supplémentaires. En 2016, elle redescend à 42,27% et le PJD conserve sa première place. Puis arrive 2021. Le RNI réalise une forte poussée, passe en tête et la participation bondit à 50,86%, soit là encore plus de huit points supplémentaires.
Le mécanisme est simple à comprendre.
Pour détrôner le parti installé en tête, son challenger devait aller chercher ailleurs un volume supplémentaire de voix. Faire entrer dans les urnes un nouveau réservoir d’électeurs. Et cette mobilisation finissait forcément par apparaître quelque part dans le taux de participation.
Et c’est ce qui rendait les 38,02% de mercredi soir particulièrement intéressants.
Si un autre parti devait passer devant le RNI, où était donc cette mobilisation supplémentaire ? Non seulement la participation n’augmentait pas, mais elle reculait fortement.
Le changement s’est donc produit à l’intérieur d’un corps électoral qui, au contraire, s’est fortement contracté par rapport à 2021.
Et ce 23 septembre aura montré qu’il existe manifestement une autre manière de faire : gagner sans élargir la mobilisation électorale. A moins que ce ne soit l’exception qui confirme la règle…
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About this article
- Length
- 254 words · 1 min read
- Published
- September 28, 2026
- Byline
- Saâd Benmansour
- Source
- Aujourd'hui