Dette néocolonialiste : Vladimir Poutine, Thomas Sankara et la vérité de 1987 toujours d’actualité
De notre envoyé spécial à Moscou, Le président russe Vladimir Poutine a convoqué la mémoire de l'ancien chef d'État burkinabé Thomas Sankara, ce mercredi, lors de la séance plénière du forum économique et humanitaire Russie-Afrique, pour dénoncer l'endettement des pays africains. Devant les délégations africaines, le dirigeant russe a rappelé les propos du premier président du Burkina Faso : « La dette, c'est encore le néocolonialisme, où les colonialistes se sont transformés en assistants techn

De notre envoyé spécial à Moscou,
Le président russe Vladimir Poutine a convoqué la mémoire de l'ancien chef d'État burkinabé Thomas Sankara, ce mercredi, lors de la séance plénière du forum économique et humanitaire Russie-Afrique, pour dénoncer l'endettement des pays africains. Devant les délégations africaines, le dirigeant russe a rappelé les propos du premier président du Burkina Faso : « La dette, c'est encore le néocolonialisme, où les colonialistes se sont transformés en assistants techniques. » Il a poursuivi avec la suite de la citation, qui décrit selon lui « une reconquête savamment organisée de l'Afrique » pour que sa croissance et son développement obéissent à des normes qui lui sont étrangères. Vladimir Poutine a observé que ces mots datent de 1987 et que peu de choses ont changé depuis. Il a accusé des États occidentaux de chercher à placer les pays africains en situation de dépendance financière, en leur imposant des financements à des conditions qu'il a qualifiées de pillage. Le président russe a estimé que les conséquences de l'époque coloniale se font encore sentir sur le continent, dont les infrastructures ont été conçues à cette période. Citant des données d'experts, il a indiqué que la valeur ajoutée du secteur de transformation y reste inférieure à 2 %. Face à ce constat, il a affirmé que la
Russie
participe à l'allègement de la dette de pays africains, grâce à des programmes conjoints permettant d'utiliser ces créances pour financer des projets nationaux de croissance. Il a également plaidé pour une réforme du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, afin de renforcer le rôle de l'Afrique dans les décisions et d'orienter ces institutions vers les besoins des économies en développement.
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- 281 words · 1 min read
- Published
- October 28, 2026
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- Senenews