Abidjan, 28 août 2026 (AIP) –La lutte contre l’orpaillage illégal s’impose comme le sujet phare des parutions ce vendredi 28 août 2026, vu les gravissimes conséquences environnementales, socio-économiques dans le débat public. Le quotidien Fraternité Matin ouvre le bal en mettant en relief le leadership de la Côte d’Ivoire face à la dégradation des terres [...]
Abidjan, 28 août 2026 (AIP) –La lutte contre l’orpaillage illégal s’impose comme le sujet phare des parutions ce vendredi 28 août 2026, vu les gravissimes conséquences environnementales, socio-économiques dans le débat public.
Le quotidien Fraternité Matin ouvre le bal en mettant en relief le leadership de la Côte d’Ivoire face à la dégradation des terres et du réseau hydrographique. *« *Lutte contre la dégradation des terres et des eaux : la Côte d’Ivoire portée à la tête d’une coalition africaine », écrit le journal.
Dans la même lignée, son confrère, L’Expression, barre : « Orpaillage illégal : la Côte d’Ivoire lance une coalition africaine contre le fléau », soulignant l’initiative d’Abidjan pour coordonner la riposte à l’échelle continentale.
De son côté, L’Intelligent d’Abidjan relaie l’offensive gouvernementale et tend le micro aux acteurs de la filière aurifère. « Deux jours pour en finir avec l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire, le ministre Abou Bamba depuis la Mongolie* : “Nous n’attendons pas” »*.
En marge de la COP17, Le Matin donne également la parole au ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Abou Bamba, qui martèle : « Il faut une réponse africaine face à l’orpaillage illégal ».
Au-delà des annonces officielles, Le Quotidien L’Essor s’immerge sur le terrain. Cap sur la région de la Marahoué avec une enquête exclusive à Bouaflé, présentée comme un haut lieu de l’orpaillage clandestin. « Sur les traces des clandestins : Bouaflé, épicentre de l’orpaillage illégal, deux vice-présidents du Conseil régional cités », affiche le journal.
La presse proche de l’opposition adopte une grille de lecture nettement plus incisive, pointant du doigt la gestion du dossier par l’exécutif.
Le Nouveau Réveil (proche du PDCI) évoque une « vague de dénonciations et d’arrestations » face à un « orpaillage criminel ». Le journal fustige le silence jugé coupable du parti au pouvoir devant le ravage des forêts et cours d’eau, l’usage destructeur du mercure et la disparition de députés, tout en mentionnant le lancement de la coalition africaine.
Sur le même ton, Le Bélier appelle l’opposition à intensifier la pression politique. « Orpaillage illégal : l’opposition hausse le ton, l’État doit assumer, le gouvernement Mambé sous pression », affiche-t-il.
Dans ce même registre critique, Notre Voie rebondit sur les propos du ministre des Eaux et Forêts, Assahoré Konan Jacques, indiquant que 70 % des orpailleurs seraient des ressortissants étrangers, pour interroger le modèle économique. « Et si la Côte d’Ivoire repensait sa politique minière ? », s’interroge le journal.
Enfin, Dernière Heure replace l’humain au cœur du débat en plaidant pour la réparation des préjudices subis par les riverains et communautés locales impactées.
(AIP)
Bsp/kp