Burkina Faso/Justice : le pouvoir réintroduit la peine de mort
LIBREVILLE, 21 octobre 2026 (AGP) – Les 71 députés burkinabè ont adopté à l’unanimité, mardi 20 octobre, un nouveau code pénal réintroduisant la peine de mort pour certains crimes liés notamment au terrorisme, à l’espionnage et à la trahison, ainsi que pour l’importation de produits périmés ou prohibés susceptibles d’entraîner la mort, rapporte Radio France Internationale (RFI). Le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, avait annoncé en décembre dernier son intention de réintro
**LIBREVILLE, 21 octobre 2026 (AGP) – Les 71 députés burkinabè ont adopté à l’unanimité, mardi 20 octobre, un nouveau code pénal réintroduisant la peine de mort pour certains crimes liés notamment au terrorisme, à l’espionnage et à la trahison, ainsi que pour l’importation de produits périmés ou prohibés susceptibles d’entraîner la mort, rapporte Radio France Internationale (RFI). **
Le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, avait annoncé en décembre dernier son intention de réintroduire la peine capitale dans l’arsenal juridique burkinabè. Cette mesure est désormais inscrite dans le nouveau code pénal adopté par les députés.
Selon le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, la peine capitale pourra être prononcée contre les auteurs ou complices d’actes liés au terrorisme, à l’espionnage ou à la trahison.
Le texte prévoit également cette sanction pour les auteurs ou complices de l’importation de produits périmés ou prohibés lorsque ceux-ci entraînent la mort, selon les dispositions présentées.
Le nouveau code pénal vise, selon le ministre, à renforcer l’ordre public, à protéger les personnes et les biens et à lutter contre la criminalité économique et financière.
En matière de détournement de fonds publics, les personnes reconnues coupables au-delà d’un seuil financier qui n’a pas été précisé encourront la réclusion à perpétuité ainsi qu’une amende équivalant au triple du montant détourné. Le texte prévoit par ailleurs une augmentation des amendes applicables à différentes catégories de crimes et de délits.
Le nouveau code renforce également les sanctions relatives à la sécurité routière, maintient la pénalisation de l’homosexualité et des pratiques qui y sont assimilées, et introduit de nouvelles infractions liées aux technologies de l’information et de la communication.
La peine de mort avait été retirée du code pénal burkinabè en 2018. Cette évolution était intervenue alors que le Burkina Faso sollicitait l’extradition de François Compaoré, frère cadet de l’ancien président Blaise Compaoré, soupçonné d’implication dans l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo, en décembre 1998.
DFM/JMNB/FSS/AGP
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- October 21, 2026
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