Blocage à l’ONU : aucun consensus sur le successeur d’Antonio Guterres après le 8e vote

À moins de deux mois de la fin du mandat d’Antonio Guterres à la tête des Nations Unies, la course à sa succession reste dans l’impasse. Le huitième sondage informel du Conseil de sécurité, organisé le 5 novembre 2026, ne permet toujours pas de dégager un candidat susceptible de faire consensus parmi les membres de l’instance. Les résultats publiés par PassBlue illustrent les difficultés du processus. Sur les huit candidats en lice, aucun ne bénéficie d’un soutien suffisamment large pour s’imposer sans rencontrer une opposition significative.
Les candidats en lice pour la succession
La Costaricienne Rebeca Grynspan confirme son statut de favorite avec 12 voix d’encouragement contre trois défavorables, soit une progression par rapport au septième tour (11-4). Elle devance l’Argentin Rafael Grossi, qui obtient neuf voix favorables, quatre défavorables et deux sans opinion. La Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett complète le trio de tête avec huit voix favorables, cinq défavorables et deux sans opinion. Derrière eux, la candidate émiratie Lana Nusseibeh recueille sept soutiens. À l’inverse, Olara Otunnu (Ouganda), Feridun Sinirlioğlu (Turquie), María Fernanda Espinosa (Équateur) et Ivonne A-Baki (Équateur) affichent des résultats moins favorables.
Difficultés liées au vote du Conseil de sécurité
Mais ces résultats ne permettent pas encore de connaître précisément les rapports de force entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni). Contrairement au sixième scrutin, le huitième s'est déroulé avec des bulletins non différenciés. Il est donc impossible d'identifier les éventuels votes défavorables provenant des puissances disposant du droit de veto. Cette situation alimente les inquiétudes sur la capacité du Conseil de sécurité à trouver un compromis dans les délais. En vertu de l'article 97 de la Charte des Nations Unies, le secrétaire général est nommé par l'Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité. Autrement dit, l'Assemblée générale ne peut pas désigner seule le successeur d'Antonio Guterres. La possibilité de voir apparaître de nouvelles candidatures n'est pas exclue. À l'approche de l'échéance du 31 décembre 2026, le Conseil de sécurité doit désormais accélérer ses consultations pour éviter que la succession à la tête de
l'ONU
ne se transforme en bras de fer diplomatique prolongé.
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- Length
- 355 words · 2 min read
- Published
- November 5, 2026
- Byline
- Diack Sall
- Source
- Senenews