
Après l’accord de principe avec le FMI sur un prêt de 2,2 milliards de dollars, Ousmane Sonko demande la publication du mémorandum ou sa transmission à l’Assemblée nationale.
« J’en appelle à la transparence absolue. » Ousmane Sonko réagit ainsi à l’accord de principe conclu entre le Fonds monétaire international et le Sénégal autour d’un prêt de 2,2 milliards de dollars.
Le président de l’Assemblée nationale estime que les annonces du FMI et du gouvernement ne permettent pas encore de connaître précisément les engagements pris par Dakar. L’accord technique doit encore être approuvé par le conseil d’administration du Fonds.
L’enjeu est d’autant plus important que la dette du Sénégal est estimée à 132 % du PIB. Pour mieux piloter cette situation, l’État a créé la Direction générale des financements et de la dette (DGFD) et recrute un conseiller financier chargé d’accompagner la relance des relations avec le FMI.
La demande de transparence sur le prêt du FMI, relayée par senenews, porte notamment sur le traitement de la dette, les réformes envisagées pour les finances publiques, la protection des ménages vulnérables, la mobilisation des ressources intérieures et la supervision des entreprises publiques. Ousmane Sonko interroge également le gouvernement sur le devenir des audits internationaux de la dette (Ousmane Sonko).
Selon lui, ces engagements concernent l’ensemble des Sénégalais, puisqu’ils devront en supporter les effets actuels et futurs. Il affirme aussi avoir participé pendant plusieurs mois aux discussions et connaître certaines orientations qui, à ses yeux, risquent de reproduire des erreurs du passé.
L’ancien Premier ministre rappelle que les négociations du FMI aboutissent habituellement à un mémorandum de politiques économiques et financières, validé par les deux parties. Il demande donc au gouvernement de rendre ce document public afin qu’un débat puisse s’ouvrir sur les obligations du Sénégal.
À défaut de publication, il souhaite que le mémorandum soit transmis à l’Assemblée nationale, qu’il présente comme la représentation populaire. Il estime que les principales orientations apparaîtront dans une éventuelle loi de finances rectificative ou dans le projet de loi de finances pour 2027.
Ce projet de loi de finances pour l’année 2027 doit être soumis à l’Assemblée nationale au mois d’octobre 2026.