Gabon/UOB : les enseignants du département d’études ibériques s’opposent à leur intégration au sein de l’ILP
LIBREVILLE, 23 octobre 2026 (AGP) – Un collectif d’enseignants permanents du département d’études ibériques et latino-américaines de l’Université Omar Bongo (UOB) a exprimé, vendredi, lors d’un point de presse, son opposition à l’intégration «unilatérale» de leur Département au nouvel Institut des langues et du patrimoine (ILP), a constaté l’Agence gabonaise de presse. Le collectif, qui compte 22 signataires sur les 27 enseignants permanents du département, estime que cette réforme est «con
LIBREVILLE, 23 octobre 2026 (AGP) – Un collectif d’enseignants permanents du département d’études ibériques et latino-américaines de l’Université Omar Bongo (UOB) a exprimé, vendredi, lors d’un point de presse, son opposition à l’intégration «unilatérale» de leur Département au nouvel Institut des langues et du patrimoine (ILP), a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Le collectif, qui compte 22 signataires sur les 27 enseignants permanents du département, estime que cette réforme est «contraire à la loi du 10 janvier 2001 sur l’enseignement supérieur». Un texte qui ne reconnaît comme structures académiques que les départements, les laboratoires et les centres de recherche, tandis qu’une filière ne constitue qu’un simple parcours d’enseignement, a précisé la porte-parole du collectif, le Pr Clotilde Chantal Allela.
Les enseignants relèvent également d’autres aspects : “L’absence de statut juridique officiel : l’Institut de Langue et du Patrimoine ne dispose pas encore de l’existence légale requise, qui nécessite l’adoption d’un décret pris en Conseil des ministres. Ce décret est indispensable pour garantir la protection juridique et administrative des personnels ainsi que la validité des activités de l’établissement.
La redondance de l’offre de formation : les programmes pédagogiques de l’Institut de Langue et du Patrimoine s’avèrent être une réplication des enseignements déjà dispensés par les Départements dits de Langues de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH).
Pour apporter une réelle valeur ajoutée, cet institut aurait dû diversifier ses cursus en ciblant de nouveaux publics (secteurs privés, représentations diplomatiques, institutionsparlementaires, etc.) par le biais de formations professionnalisantes de courte durée, susceptibles de générer des Fonds propres à l’Université Omar Bongo. Les limites structurelles : conçue initialement dans les années 1970 pour accueillir 8 000 étudiants, l’UOB en compte aujourd’hui environ 25 000.
Malgré les nouvelles infrastructures récemment offertes par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, la saturation des espaces reste critique. L’installation d’une nouvelle structure dans ce contexte pose d’importantes difficultés d’accueil.”
Les signataires exigent par conséquent le maintien du département d’études ibériques et latino-américaines au sein de la Faculté des lettres et sciences humaines (FLSH) et se réservent le droit de saisir le Conseil d’État sur cette question. Ce d’autant, affirment-ils, que leurs différentes relances auprès des responsables de l’UOB sont jusqu’à présent restées sans réponse.
FE/JM/FE/FSS/AGP
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- October 24, 2026
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