
Et choisit l’entreprise ivoirienne SOCOPRIM pour construire l’ouvrage Le troisième pont d’Abidjan, construit et exploité par la SOCOPRIM. Il en […] L’article Bonne nouvelle pour le sixième pont d’Abidjan, l’Etat ivoirien écarte les chinois de la CCECC… est apparu en premier sur Connectionivoirienne .
Le troisième pont d’Abidjan, construit et exploité par la SOCOPRIM. Il en sera de même du sixième.
C’est fait. L’Etat ivoirien a tranché le choix du partenaire dans la construction du sixième pont d’Abidjan, le pont Abatta-Koumassi-Port Bouet. C’est l’entreprise SOCOPRIM ( avec le groupe Bouygues comme actionnaire majoritaire) qui construira et exploitera l’ouvrage, et non les Chinois de la CCECC ( China Civil Engineering Construction Corporation). C’est le site Africa Intelligence, très introduit auprès de la présidence ivoirienne, qui le 26 août dernier a donné l’information, reprise aussitôt par l’ensemble de la presse.
Il faut se féliciter de cette décision à plusieurs égards. La SOCOPRIM exploite déjà le pont Henri-Konan-Bédié (3ᵉ pont) depuis 2014. Elle possède ainsi une expérience directe de la gestion du trafic abidjanais et des contraintes d’exploitation d’infrastructures à péage en Côte d’Ivoire. Le troisième pont d’Abidjan, d’un coût total de 202 milliards FCFA ( 308 millions d’euros ), fut construit en trois ans, et surtout avec la participation de plusieurs entreprises ivoiriennes.
Cet aspect des choses est crucial. La construction d’une infrastructure doit générer des effets sur l’économie locale. Or le drame avec les Chinois lorsqu’ils financent et construisent une infrastructure, ils font venir tout de Chine, tous les fournisseurs et sous traitants sont chinois. Seules les charges les plus basiques sur les chantiers sont confiées à des locaux. Résultat, le chantier n’apporte rien à l’activité locale. En outre, ils refusent absolument tout contrôle, c’est seulement lorsqu’ils terminent qu’on a la possibilité de vérifier si le cahier de charges est respecté. Si ce n’est pas le cas, la reprise des travaux est à la charge de l’Etat concerné, on l’a vu avec le stade d’Ebimpé et le barrage de Soubré.
Il faut donc saluer le gouvernement ivoirien pour sa décision, même si on peut regretter le temps mis pour la prendre. Les premières études ont été disponibles en 2022, ensuite un appel à manifestation d’intérêt fut lancé. La SOCOPRIM et la CCECC ont avancé des offres, à la suite de quoi l’Etat est entré en discussions exclusives avec la CCECC via un Memorandum Of Understanding-MOU valable deux ans. Ainsi en 2024, une décision aurait dûe être prise. Mais c’est en 2026 soit deux ans plus tard que l’Etat prend la décision finale. Il aura donc fallu mis 04 ans pour se décider !!! Il est à espérer que les discussions avec la SOCOPRIM ont déjà été menées, et qu’on verra le chantier lancé en 2026.
Douglas Mountain
Le Cercle des Réflexions Libérales
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