Négociations Pastef – Gouvernement : Abdourahmane Sarr, ancien ministre de l’Économie, entre en jeu

Alors que les tensions entre l’Exécutif et le Législatif ont fait planer la menace d’un blocage des projets de loi de finances initiale (LFI) pour 2027 et de loi de finances rectificative (LFR) pour 2026, Abdourahmane Sarr appelle au compromis.
Propositions pour préserver le programme du Sénégal
Dans une tribune, l’ancien ministre de l’Économie formule quatre propositions pour préserver le programme du Sénégal avec le Fonds monétaire international (FMI) et garantir une consolidation budgétaire crédible. Cette prise de position intervient après l’annonce par Pastef, mardi, de discussions engagées avec le gouvernement dans un contexte marqué par les désaccords sur les orientations budgétaires. La première proposition porte sur une LFR 2026 plus réaliste. Abdourahmane Sarr relève que les investissements publics prévus atteignent 2 249 milliards de FCFA, contre 1 472 milliards réalisés en 2025, soit une hausse de plus de 50 %. Il préconise d’adapter les dépenses aux capacités réelles d’exécution et de privilégier le financement des subventions énergétiques. Pour 2027, il recommande une fiscalité énergétique mieux équilibrée, combinant une réduction des taxes pétrolières et des subventions afin de protéger le pouvoir d’achat et la compétitivité. Il cite la Côte d’Ivoire comme point de comparaison. L’ancien ministre plaide également pour ramener le déficit budgétaire à 3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2027, grâce à une meilleure maîtrise des investissements et des dépenses courantes, ainsi qu’au refinancement de la dette sur le marché régional.
Transformation du modèle économique nécessaire
Enfin, Abdourahmane Sarr estime que l’ajustement budgétaire doit s’accompagner d’une transformation du modèle économique. Selon lui, les infrastructures réalisées grâce à l’endettement n’ont pas suffisamment entraîné la transformation productive attendue. Il appelle donc à davantage de sélectivité dans les investissements et à une stratégie axée sur la compétitivité, la productivité et l’investissement privé. Pour l’ancien ministre, ce changement structurel constitue un enjeu central pour soutenir durablement la croissance tout en préservant la viabilité de la
dette publique
.
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About this article
- Length
- 317 words · 2 min read
- Published
- October 21, 2026
- Byline
- Diack Sall
- Source
- Senenews