Autonomisation en poulets de chair : le Gabon “maintient le cap”
LIBREVILLE, 23 septembre 2026 (AGP) – Le Plan opérationnel d’urgence pour la filière avicole (POUFA), adopté en Conseil des ministres le 26 février 2026, n’est pas remis en cause par l’interpellation des États‑Unis auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a indiqué le ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy, dans un entretien accordé au quotidien L’Union. Selon le membre du gouvernement, le POUFA constitue un cadre stratégique visant à construire une filière avicole gabonaise compéti
LIBREVILLE, 23 septembre 2026 (AGP) – Le Plan opérationnel d’urgence pour la filière avicole (POUFA), adopté en Conseil des ministres le 26 février 2026, n’est pas remis en cause par l’interpellation des États‑Unis auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a indiqué le ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy, dans un entretien accordé au quotidien L’Union.
Selon le membre du gouvernement, le POUFA constitue un cadre stratégique visant à construire une filière avicole gabonaise compétitive et à porter la production nationale à 100 000, voire 130 000 tonnes par an à l’horizon 2027‑2028, contre environ 4 000 tonnes actuellement. L’arrêt des importations de poulet de chair est présenté comme un instrument essentiel de cette politique.Pour sa mise en œuvre, le gouvernement accompagne une première cohorte de 150 fermes avicoles réparties dans les neuf provinces. Trois millions de poussins d’un jour ont déjà été commandés, tandis que plus de 6,5 milliards de FCFA de crédits à taux réduit ont été déboursés au profit d’une vingtaine de fermes. Le dispositif prévoit également l’accès au foncier, aux intrants, ainsi que la construction d’une ferme parentale destinée à renforcer progressivement la production locale de poussins et d’œufs à couver.
Le gouvernement entend aussi changer d’échelle à travers des investissements annoncés de plus de 700 milliards de FCFA, issus notamment de partenaires turcs, chinois et camerounais. Ces investissements doivent s’inscrire dans un modèle d’agrégation associant grands opérateurs et producteurs nationaux, afin de consolider l’ensemble de la chaîne de valeur.
Pour le ministre, l’enjeu est désormais de réduire la dépendance aux intrants importés – poussins, œufs à couver, maïs, soja – afin de diminuer les coûts de production et de rendre le poulet gabonais plus accessible. L’interpellation devant l’OMC impose, selon lui, de sécuriser les instruments juridiques et commerciaux de la politique avicole, sans modifier le cap fixé par le gouvernement.
MIM/FE/CBM/AGP
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- September 23, 2026
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