Mme Mbanakil Ndoubo Olga : portrait d'une enseignante engagée au service de la jeunesse à Sarh
À l'occasion de la Journée mondiale des enseignants, découvrez le portrait de Mme Mbanakil Ndoubo Olga, proviseure et figure engagée de l'éducation des jeunes filles à Sarh, au Tchad.

Par Elwood Dk
À l’occasion de la Journée mondiale des enseignants, célébrée ce 5 octobre, nous vous proposons le portrait de Mme Mbanakil Ndoubo Olga, enseignante et proviseure du Lycée-Collège féminin de Sarh. Depuis 2012, elle évolue dans le secteur de l’éducation, après un parcours universitaire et professionnel marqué par la persévérance. Pour elle, transmettre le savoir est devenu bien plus qu’un métier : c’est une responsabilité et une manière de rendre ce qu’elle a reçu.
Son parcours scolaire débute à Sarh, avant de la conduire à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Issue d’une famille où l’éducation occupe une place importante, Mme Olga grandit avec des parents qui l’encouragent à poursuivre ses études. Après son passage au collège Notre-Dame des Apôtres pour jeunes filles d’Abidjan, elle revient au Tchad et obtient en 1997 son baccalauréat série A4 au lycée Ahmed Mangue de Sarh.
Elle poursuit ensuite ses études universitaires à Bangui, en République centrafricaine, où elle choisit la sociologie et obtient un master en 2005, avec une orientation en sociologie du développement urbain. À son retour, elle travaille pendant sept ans dans le cadre d’un projet de coopération suisse. En 2012, son intégration dans le secteur public lui ouvre les portes de l’éducation. Depuis, elle y poursuit son chemin avec la même détermination. Pour Mme Mbanakil Olga, son engagement dans l’éducation est intimement lié à son histoire personnelle. Après la disparition de ses parents, elle doit poursuivre ses études loin de sa famille et affronter seule plusieurs difficultés. « Mes parents m’ont appris que l’école était le plus grand héritage qu’ils pouvaient me laisser. Après leur décès, malgré les difficultés, je me suis battue pour continuer mes études. Quand j’ai réussi, je me suis dit que si moi j’ai pu réussir, beaucoup d’autres peuvent aussi réussir après moi », souligne-t-elle.
À la tête du Lycée-Collège féminin de Sarh, Mme Olga doit composer avec plusieurs difficultés, notamment celles liées aux infrastructures et à la baisse des effectifs. Malgré cela, elle refuse de considérer ces contraintes comme une fatalité. Pour la proviseure, le Lycée-Collège féminin de Sarh mérite surtout une mobilisation de la communauté. Elle considère cet établissement comme un patrimoine collectif qui participe à la formation des futures femmes cadres. « Le lycée féminin de Sarh, c’est notre école. C’est ici que nous formons les filles qui vont nous remplacer demain. Nous devons donc nous donner la main pour faire avancer cet établissement. » Elle appelle ainsi les femmes et les habitants de Sarh à ne pas rester indifférents face aux difficultés de l’établissement.
En cette Journée mondiale des enseignants, Mme Mbanakil Ndoubo Olga porte également un regard sur l’évolution du métier. Elle estime que l’enseignant doit continuer à être un exemple pour ses élèves. Elle regrette toutefois qu’une partie de l’engouement pour les études et le métier d’enseignant semble s’affaiblir. Pour elle, les élèves doivent pouvoir retrouver devant eux des éducateurs capables de les inspirer. Elle plaide également pour de meilleures conditions de travail et une meilleure prise en charge des enseignants, notamment lorsqu’ils sont confrontés à des problèmes de santé. « L’État doit penser aux enseignants et les mettre dans de bonnes conditions pour qu’ils puissent bien former les jeunes Tchadiens. L’école, c’est la clé. Nous devons travailler aujourd’hui pour que les enfants que nous formons puissent nous dépasser demain. » Aux enseignants, elle demande de ne pas céder au découragement. Aux élèves, particulièrement aux jeunes filles, elle adresse un message de persévérance.
Diriger un établissement scolaire tout en assumant ses responsabilités familiales demande également beaucoup d’organisation. Mme Olga dit avoir été habituée à travailler sous pression grâce à ses années passées dans les projets de développement. Ses journées peuvent se prolonger tard au bureau.
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- 615 words · 3 min read
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- October 5, 2026
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