
Dans une publication au ton particulièrement offensif, Aldiouma Sow s’en prend directement à Ousmane Sonko et lui attribue une part de responsabilité dans les difficultés économiques et financières actuelles du Sénégal. Le responsable politique met notamment en cause le traitement de la Loi de finances rectificative (LFR), la gestion de la dette et les tensions entre l’exécutif et l’Assemblée nationale. Pour Aldiouma Sow, il ne faut pas chercher bien loin pour identifier les responsables des retards ou non-paiements de salaires de certains agents ainsi que de la dégradation de la note souveraine du Sénégal. Dans son post, il désigne directement Ousmane Sonko, qu’il accuse de « bloquer les initiatives gouvernementales » et de privilégier la stratégie politique. Selon lui, le Premier ministre serait notamment responsable du retard dans l’examen de la LFR, laquelle aurait dû permettre à plusieurs administrations publiques et parapubliques de disposer des ressources nécessaires au paiement des salaires à temps. Aldiouma Sow va plus loin en établissant un lien entre la gestion politique de la dette héritée du précédent régime et la dégradation de la note souveraine du Sénégal. Il reproche à Ousmane Sonko d’avoir « politisé la dette héritée du régime précédent » et accuse la majorité parlementaire de transformer l’Assemblée nationale en « instrument de vengeance politique ». Selon lui, cette situation contribuerait à installer le doute chez les bailleurs de fonds et à pousser les agences de notation à dégrader la note du pays, avec le risque de décourager les investisseurs. Dans une formule particulièrement virulente,
Aldiouma Sow
qualifie ainsi Ousmane Sonko de « saboteur adepte du chauvinisme en politique ». Il appelle également à mettre « électoralement en quarantaine » sa pensée politique et sa « faction messianique », estimant que cette démarche serait nécessaire pour préserver « le progrès, la stabilité et l’avenir du Sénégal ».
Follow the story