Côte d’Ivoire-AIP/Lutte contre l’orpaillage illégal : le CNS mise sur la réhabilitation des sites dégradés et la réinsertion des orpailleurs
Abidjan, 18 sept 2026 (AIP) – La réhabilitation écologique des sites dégradés par l’orpaillage illégal et la réinsertion économique des orpailleurs nationaux figurent au nombre des mesures retenues par le Conseil national de sécurité (CNS) pour renforcer la lutte contre ce phénomène en Côte d’Ivoire. Ces mesures ont été validées à l’issue de l’atelier national [...]
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Abidjan, 18 sept 2026 (AIP) – La réhabilitation écologique des sites dégradés par l’orpaillage illégal et la réinsertion économique des orpailleurs nationaux figurent au nombre des mesures retenues par le Conseil national de sécurité (CNS) pour renforcer la lutte contre ce phénomène en Côte d’Ivoire.
Ces mesures ont été validées à l’issue de l’atelier national de concertation tenu les 4 et 5 septembre 2026 à Yamoussoukro, consacré à l’harmonisation et au renforcement de la réponse de l’État face à l’orpaillage illégal, indique le CNS dans un communiqué publié jeudi 16 septembre 2026.
Le dispositif prévoit notamment la restauration des sites affectés par les activités d’orpaillage à travers l’intervention du Génie militaire et la mise en œuvre de programmes de travaux à haute intensité de main-d’œuvre (THIMO).
Cette approche de réhabilitation sera accompagnée d’un volet de réinsertion économique destiné aux orpailleurs illégaux nationaux, notamment à travers le développement d’activités génératrices de revenus (AGR).
L’objectif est ainsi de conjuguer la restauration des espaces dégradés avec la création de perspectives économiques alternatives pour les personnes sorties des activités d’orpaillage clandestin.
En parallèle, le CNS a approuvé le renforcement du dispositif opérationnel et sécuritaire, avec une augmentation des brigades du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI) et le renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité locales.
Il a également décidé de la création de 21 pelotons de sécurité fluviale chargés d’assurer le contrôle des quatre grands fleuves du pays et de leurs affluents.
Sur le plan juridique, une loi aggravant les peines liées à l’orpaillage clandestin devrait être prochainement adoptée. La participation indirecte, ainsi que la complicité logistique et financière, devraient notamment être érigées en infractions autonomes.
Un moratoire de six mois sur la délivrance des autorisations d’exploitation minière semi-industrielle et artisanale a par ailleurs été approuvé. Les préfets de région sont appelés à œuvrer à l’éradication du phénomène dans leurs circonscriptions respectives durant cette période, notamment à travers le renseignement territorial et un suivi renforcé.
Ces nouvelles mesures viennent compléter celles arrêtées par le CNS le 23 juillet 2026, qui portaient notamment sur la responsabilisation des autorités locales et des Forces de défense et de sécurité, le renforcement de la coopération avec les pays d’origine des orpailleurs illégaux étrangers, l’application stricte de l’arsenal juridique répressif et le renforcement des capacités opérationnelles du GS-LOI.
Le CNS avait alors souligné la nécessité d’une mobilisation accrue des différents acteurs pour lutter contre l’orpaillage illégal, dont les conséquences touchent notamment l’environnement, les ressources en eau et la sécurité des populations.
(AIP)
kp
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- 420 words · 2 min read
- Published
- September 18, 2026
- Byline
- KOUAO PASCAL