Article 52 de la Constitution : le député Amadou Ba met en garde contre toute tentative de passage en force
Le débat autour de la loi de finances rectificative (LFR) prend une tournure constitutionnelle au Sénégal. Dans une contribution au ton particulièrement offensif, le député Amadou Ba, membre de Pastef, s’en prend à ceux qui évoquent un recours à l’article 52 de la Constitution en cas de rejet du texte par l’Assemblée nationale. Intitulée « […]

Le débat autour de la loi de finances rectificative (LFR) prend une tournure constitutionnelle au Sénégal. Dans une contribution au ton particulièrement offensif, le député Amadou Ba, membre de Pastef, s’en prend à ceux qui évoquent un recours à l’article 52 de la Constitution en cas de rejet du texte par l’Assemblée nationale.
Intitulée « Aux diablotins de l’art 52 de la Constitution », sa sortie vise les partisans d’une éventuelle utilisation des pouvoirs exceptionnels du président de la République pour surmonter un blocage parlementaire.
Pour le parlementaire, le rejet d’une loi de finances ne constitue pas, à lui seul, une circonstance exceptionnelle justifiant l’activation de l’article 52. Il rappelle que ce dispositif concerne des situations graves menaçant notamment l’indépendance nationale, l’intégrité territoriale ou le fonctionnement régulier des institutions.
Amadou Ba insiste également sur les limites imposées au chef de l’État dans l’exercice de ces pouvoirs. Selon son argumentation, l’Assemblée nationale conserve ses prérogatives et ne peut être dissoute pendant leur mise en œuvre. Il souligne aussi le rôle du Parlement dans la ratification des mesures prises.
Pour illustrer son propos, le député cite les blocages budgétaires aux États-Unis et les crises parlementaires françaises, estimant que les désaccords institutionnels doivent se résoudre par les mécanismes démocratiques ordinaires.
Au-delà de l’interprétation juridique, cette intervention constitue un avertissement politique. Amadou Ba accuse certains acteurs de rechercher une confrontation institutionnelle avec Pastef et conclut par une formule : « Pastef bloque les prix, pas le pays. »
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- 244 words · 1 min read
- Published
- October 20, 2026
- Byline
- Xalima
- Source
- Xalima