
Depuis Ziguinchor, le député de la 15ᵉ législature Guy Marius Sagna a vivement interpellé l’exécutif sur l’état jugé préoccupant des infrastructures routières de la région. Après une visite de terrain au niveau du pont Émile Badiane, du littoral et sous l’ouvrage du deuxième pont de Tobor, le parlementaire a dénoncé la dégradation de certains ouvrages et les promesses gouvernementales restées sans suite.
L’élu affirme avoir interpellé le gouvernement à au moins trois reprises entre 2024 et 2026 sur cette question. Il insiste sur l’importance stratégique de ces infrastructures pour l’accès à Ziguinchor. « L’accès à Ziguinchor passe obligatoirement par ces ponts. Sans eux, il faut contourner par Goudomp, un détour interminable. Voilà pourquoi nous exigeons des réponses claires. »
Guy Marius Sagna
a également dénoncé les engagements annoncés puis reportés par les autorités. Il cite notamment les ministres Yankhoba Diémé et Déthié Fall. Alors que le lancement des travaux avait été annoncé pour le 31 juillet 2026, à l’occasion de la réouverture de l’aéroport de Ziguinchor, l’Ageroute avait finalement annoncé, dans un communiqué publié le 28 juillet, le report du chantier
sine die
. Cette décision a provoqué la colère du député. Guy Marius Sagna reproche au gouvernement de ne pas avoir présenté d’excuses aux populations concernées.
« Le gouvernement du Sénégal ne s’est même pas excusé. Pour qui se prend-il ? Excusez-vous auprès des Sénégalais, particulièrement ceux de Ziguinchor. » Pour illustrer son propos, le parlementaire a évoqué les pratiques de gouvernance au Japon, estimant que les responsables publics doivent rendre compte de leurs décisions et rester au service des citoyens. Sur le terrain, il alerte également sur l’état de certains ouvrages. Ferrailles apparentes, blocs de pierre désolidarisés et fissures constitueraient, selon lui, des risques pour les usagers, avec des accidents déjà enregistrés. « Il vaut mieux prévenir que guérir. Attendre une catastrophe majeure pour agir serait irresponsable », a-t-il averti. Guy Marius Sagna annonce enfin le dépôt, en août 2026, d’une nouvelle question écrite destinée à pousser l’État à fixer une date ferme pour le démarrage effectif des travaux.
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