Félicité Mbougar Sarr défend Diomaye et dénonce l’acharnement de collègues de Pastef
À l’Assemblée nationale, Félicité Mbougar Sarr a défendu Bassirou Diomaye Faye et critiqué des collègues de Pastef, dénonçant un acharnement contre le président.

À l’Assemblée nationale, la défense du président Bassirou Diomaye Faye s’est accompagnée d’une critique de députés de son propre camp. En plénière ce jeudi, Félicité Mbougar Sarr a dénoncé un « acharnement » contre le chef de l’État, alors que les divergences politiques entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko ravivent les tensions au sein du pouvoir.
Le malaise s’était déjà manifesté au Palais de la République, lors d’un ndogou auquel le président avait convié les députés de Pastef. À l’issue de la rencontre, des élus avaient affiché leur déception face aux désaccords politiques avec Sonko. Plusieurs députés avaient décliné l’invitation, dont Cheikh Bara Ndiaye, Khadim Bamba Diop, Fatou Cissé Goudiaby, Ramatoulaye Ndom, Cheikh Omar Bamba Diop et Seynabou Yacine. La sortie de Diomaye Faye sur la coalition Diomaye Président et la validation de ses textes réglementaires alimente également les débats au sein de Pastef.
Dans ce contexte de tensions sur la cohésion du camp présidentiel, Félicité Mbougar Sarr a défendu Diomaye Faye en affirmant qu’il a « débloqué le pays ». Elle a aussi critiqué les deux premières années, qu’elle décrit comme une période où l’action était au point mort. Seneweb rapporte qu’elle a prêté à certains collègues de Pastef l’intention de « tout bloquer » pour provoquer l’échec du président, avant de se présenter en sauveurs.
Félicité Mbougar Sarr a également contesté la manière dont les fonds spéciaux sont évoqués dans le débat politique. Selon elle, les fonds de la primature ont été passés sous silence, tandis que ceux de la présidence sont régulièrement mentionnés. Elle a notamment cité le fonds « Djam Casamance » et questionné ses collègues sur leur regard envers les initiatives de paix en Casamance.
Elle a par ailleurs dénoncé l’utilisation politique des morts, qualifiant cette pratique de « vampirisme ». La députée a invité les ministres et directeurs généraux à rester proches des populations et à penser à la fin de leurs fonctions.
Son intervention s’est terminée par un message adressé au ministre de la Justice : « Que la paix soit sur vous. »
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- Length
- 341 words · 2 min read
- Published
- October 1, 2026
- Byline
- Garga Diop
- Source
- Senego