La diaspora africaine, un levier pour le développement du continent
Cette présente contribution est mon expérience personnelle, celle d’un ancien émigré ayant effectué ses études primaires, secondaires, une fraction du supérieur à Lille France qui a décidé de rentrer définitivement en Algérie pour effectuer sons service national et qui a formé des milliers d’étudiants en tant que professeur des universités et occupé les plus hautes fonctions dans les appareils de l’Etat algérien de 1974 à 2016 et présenté l’Algérie au niveau de institutions internationales entre 2019/2021.
Pour les migrants africains contemporains vivant hors du continent , il est recensé environ 21 millions de personnes, la répartition géographique étant fortement marquée par l’histoire coloniale, la proximité géographique et les opportunités économiques. L’Europe avec environ 11 millions la première destination étant largement dominée par les ressortissants du Maghreb, la France, l’Espagne et l’Italie en accueillent la plus grande part. En Asie et Moyen-Orient, environ 6,9 millions) , portée en immense partie par la diaspora de l’Égypte et du Soudan qui s’installent dans les pays du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, et l’Amérique du Nord (environ 2,7 millions) , les États-Unis et le Canada accueillant une diaspora majoritairement originaire d’Afrique subsaharienne (Nigeria, Éthiopie, Ghana) mais aussi d’Afrique du Nord
L’exode des cerveaux africains touche principalement les secteurs hautement qualifiés et selon l’Union africaine et l’Institut de recherche pour le développement (IRD), la diaspora qualifiée , principalement les sciences médicales (environ 30 à 35 %) étant le secteur le plus surreprésenté à l’étranger, dont des médecins, pharmaciens et infirmiers africains forment une part cruciale des systèmes de santé européens (notamment en France, Belgique, Royaume-Uni) et en Amérique. Ce secteur est suivi par les sciences de l’Ingénieur , technologies et IT (environ 25 %)dont des ingénieurs en informatique, développeurs, experts en télécommunications et ingénieurs civils., des enseignants du supérieur dans la recherche et sciences naturelles (environ 20 %) où plus de 40 000 titulaires de doctorats africains (Ph.D.) enseignant hors du continent dans des disciplines clefs comme les mathématiques, la physique, la biochimie et l’agronomie et en dernier dans la finances, management et commerce (environ 15 à 20 %) dans le secteur bancaire, consultants, analystes financiers et entrepreneurs
Quels sont les causes principales hormis la situation politique ou les intellectuels aspirent à être partie prenante à une meilleure gestion de la Cité ? Sans être exhaustif on peut recenser : le manque de perspectives dont l’ absence d’emplois stables et de conditions de travail adéquates dans les pays d’origine, des salaires faibles convertis en devises étrangères face au coût de la vie et aux compétences requises comparées aux pays du Nord et le manque de matériel de d’infrastructures et de matériel adéquat , tous ces facteur étant un fretin au au développement. En effet, La fuite des médecins, infirmiers et spécialistes provoque des pénuries graves, réduisant l’accès et la qualité des soins pour les populations locales., le départ des enseignants, professeurs d’université et chercheurs affaiblit les institutions locales et retarde la formation des nouvelles générations et la perte de main-d’œuvre hautement qualifiée (ingénieurs, informaticiens, techniciens) ralentit l’innovation, la compétitivité des entreprises et la mise en œuvre de projets d’infrastructure durables et en fin de compte, le manque d’experts locaux pour la conception et la planification stratégique accentue la dépendance technique et politique des États africains vis-à-vis de l’étranger.
Cependant il ne faut voir seulement les aspects négatifs car la diaspora offre des opportunités au pays d’origine ( voir les expériences de la Corée du Sud, de la Chine et du Japon où les chercheurs de hauts niveaux ont le salaire de trois à quatre fois de celui d ‘un ministre qui ont réussies à faire revenir leurs élites )
Sur le plan financier les envois d’argent des migrants qualifiés soutiennent l’économie familiale et stimulent parfois le commerce ou l’investissement local. Les principaux pays bénéficiaires des transferts de fonds en Afrique sont par ordre, l’Égypte premier bénéficiaire à l’échelle de tout le continent africain, ayant enregistré un record historique de près de 36,5 milliards de dollars en 2025, le Nigéria, leader incontesté en Afrique subsaharienne, avec des flux s’établissant à environ 23 milliards de dollars, le Maroc affichant 13,65 milliards de dollars reçus en 2025, le Kenya avec 7,8 milliards de dollars d’envois de fonds, le Sénégal qui positionne en tête de la zone UEMOA (Afrique de l’Ouest) avec 3,26 milliards de dollars, la Tunisie avec 3,26 milliards de dollars , et l’Algérie avec 1,8 milliard de dollars Mais c’est surtout au niveau développement du continent que la diaspora est attendu pouvant contribuer :
– au transfert de technologies avec les missions de court terme, de nombreux cadres et scientifiques ne souhaitant pas un retour définitif, mais privilégient des interventions ciblées. Ainsi des professeurs et chercheurs de la diaspora peuvent animer des masters, des doctorats ou des séminaires connectés dans les universités africaines pour pallier le manque de professeurs de rang magistral et des techniciens supérieurs de la diaspora peuvent accompagner des PME locales pour moderniser leurs processus de production ou obtenir des certifications internationales, jouant un rôle de passerelle culturelle et technologique pour les jeunes entrepreneurs restés sur le continent et des cadres africains travaillant chez les géants de la Tech (Google, Microsoft, Orange, etc.) peuvent aider des incubateurs locaux africains des jeunes start-uppeurs pour structurer leur business model ou sécuriser leur code, les réseaux de Business Angels de la diaspora (comme Afric Arena ou ABAN) pouvant apporter pas seulement du capital, mais aussi un carnet d’adresses international et une rigueur de gouvernance indispensable pour que les start-ups africaines lèvent des fonds à l’échelle mondiale.
Sur le plan de projets économiques au niveau du continent, le savoir-faire de la diaspora permet de sauter des étapes technologiques (leapfrogging) dans des secteurs clés dans la création de centres d’excellence privés ou de laboratoires de recherche clinique par des médecins de la diaspora (ex: fabrication locale de dispositifs médicaux, cliniques de spécialités aux normes internationales), favoriser le développement des énergies renouvelables et la lutte contre le réchauffement climatique du fait de nombreux ingénieurs de la diaspora africaine sont formés aux technologies solaires, éoliennes ou d’efficacité énergétique ayant conçu des micro-réseaux (mini-grids) adaptés aux zones rurales et la diaspora peut contribuer à la modernisation des chaînes de valeur agricoles (intégration de drones, de capteurs IoT pour l’irrigation, optimisation de la logistique de distribution).
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- 1,045 words · 5 min read
- Published
- October 29, 2026
- Byline
- Rédaction LNR