
Le journaliste et animateur de « RFM Matin », Babacar Fall, a rendu publiques une série de captures d'écran attestant de la vague d'insultes et de menaces dont il fait l'objet depuis la diffusion de son émission consacrée à la polémique opposant la Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty (DMWM) à son frère Abdou Sarr Sy. Une publication accompagnée d'un message sans équivoque : « Pour que nul n'en ignore… ». Les captures partagées par le journaliste, toutes issues de sa messagerie WhatsApp, montrent une succession de messages provenant de numéros inconnus, pour la plupart non enregistrés dans ses contacts. On y découvre des messages en wolof, au ton hostile et menaçant, visant directement le journaliste ainsi que des membres de sa famille, notamment sa mère, prise pour cible dans plusieurs échanges à travers des propos injurieux et dégradants. Certains expéditeurs vont jusqu'à proférer des menaces à peine voilées, promettant au journaliste de le « faire tomber » ou de s'en prendre à ses proches, tandis que d'autres multiplient les insultes directes, l'accusant sans fondement de comportements malhonnêtes dans l'exercice de son métier. Au-delà des messages écrits, les captures d'écran révèlent également plusieurs appels vocaux passés depuis des numéros inconnus, dont certains en pleine nuit, ainsi que l'envoi de contenus vidéo à caractère moqueur et humiliant, visiblement destinés à intimider davantage le journaliste. Plusieurs de ces messages font explicitement référence à la polémique née de l'émission du 27 août dernier, certains expéditeurs reprochant à Babacar Fall d'avoir accueilli Abdou Sarr Sy sur son antenne, et allant jusqu'à évoquer des figures religieuses pour justifier leur colère. En rendant ces échanges publics, Babacar Fall entend visiblement démontrer l'ampleur et la teneur réelle des menaces qu'il affirme avoir reçues, alors que sa parole avait déjà été relayée par plusieurs organes de presse évoquant des « insultes et menaces de mort ». Cette publication vient ainsi étayer, par des preuves matérielles, une situation déjà dénoncée quelques jours plus tôt par le Conseil pour l'Observation des Règles d'Éthique et de Déontologie dans les médias (
CORED
), qui avait condamné fermement les intimidations visant le journaliste tout en appelant à l'apaisement sur les sujets touchant à la religion confrérique.
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