Allemagne : compromis sur la taxe des boissons sucrées à partir de juillet 2027

Le gouvernement
allemand
a annoncé mercredi un compromis pour son projet de taxe sur les boissons sucrées, voulue par les sociaux-démocrates mais critiquée par certains conservateurs, alors que le chancelier Friedrich Merz demande d'accélérer le rythme des réformes. Cette taxe doit servir à la fois à maintenir stables les cotisations à l’assurance maladie légale et à apporter une contribution importante "à la protection de la santé, notamment des enfants et des adolescents", a souligné dans un communiqué le ministère des Finances dirigé par Lars Klingbeil, chef de file du SPD dans le gouvernement du conservateur Friedrich Merz. Réuni mercredi, le conseil des ministres a adopté le projet de réglementation qui devra ensuite passer l'épreuve des deux groupes parlementaires de la coalition afin d'être adopté par le parlement.
Détails de la taxe sur les boissons sucrées
Le cas échéant, la taxe doit être perçue à partir du 1er juillet 2027. Cola, limonades, thés glacés, boissons énergétiques, nectars de fruits ou concentrés de jus avec ajout de sucre seront concernés par la nouvelle taxe, mais pas les bières ou vins sans alcool, ni les jus de fruits ou de légumes purs. Concrètement, selon ce compromis, un prélèvement de 26 centimes par litre sera appliqué aux boissons contenant au moins cinq grammes de sucre pour cent millilitres; il passera à 32 centimes à partir de huit grammes. Une version plus clémente que celle rendue publique une semaine plus tôt par M. Klingbeil, qui prévoyait un taux maximal de 38 centimes par litre.
Réactions et défis du projet
Cette ébauche avait suscité une levée de boucliers à droite menaçant de faire capoter le projet, que M. Klingbeil s'est dit déterminé à mener à bien. Le compromis annoncé mercredi doit permettre à son ministère d'engranger 690 millions d'euros de recettes supplémentaires dès 2027, 925 millions d'euros en 2028 et jusqu'à 890 millions par an les années suivantes. La Fédération des brasseurs allemands a réagi en critiquant un "fardeau pour les consommateurs comme pour les entreprises" et le peu de temps pour s'y préparer. En place depuis mai 2025, la coalition du chancelier Friedrich Merz s'est écharpée à de nombreuses reprises sur un vaste train de réformes touchant aux retraites, à la fiscalité, à la compétitivité et au pouvoir d'achat pour sortir le pays de l'ornière économique. Lundi, la démission surprise lundi de la ministre du Travail, Bärbel Bas, l'a un peu plus fragilisée, la codirigeante du parti social-démocrate dénonçant des "attaques publiques" venant de la CDU à son égard. Friedrich Merz, qui bat des records d'impopularité, n'a pas relâché pour autant la pression sur les sociaux-démocrates, leur demandant de "rattraper" le "retard" pris sur certaines réformes.
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About this article
- Length
- 441 words · 2 min read
- Published
- October 14, 2026
- Byline
- Thioro Sakho
- Source
- Senenews